‹ De la sténose glottique: Dans l'adénopathie trachéo-bronchiqueChapitre 15 sur 46 · Breslauer aerit. zeil · texte numérisé non relu

Breslauer aerit. zeil

2, Arch. of laryngot., vol. 2, ne 3, 1881.

Jouy 6

Log noïdien postérieur seul coïncidant avec des lésions diffuses du récurrent.

- Cette question, comme on le pense bien, n’avait pas été sans intriguer Claude Bernard (1). Aussi dès 1859, s’exprimait-il ainsi : « Quoique dans le larynx, la respiration et la phonation semblent anatomiquement confondues, parce qu’elles s’accomplissent dans un même appareil, ces deux fonctions n’en demeurent pas moins physiologiquement indépendantes, parce qu’elles s'exercent sous des influences nerveuses essentiellement distinctes. » Il SoupÇçonna, crut voir qu’en effet à cette double fonetion du larynx, correspondait, dans les nerfs moteurs une double origine ; il en était alors d'autant plus convaineu que les nerfs laryngés ne se séparent du preumo-gastrique qu’après que celui-ci a reçu la branche interne du spinal; mais il voulut le démontrer par l'expérience suivante :

Il arracha les deux Spinaux à la base du crâne, et il constata, entre autre chose, l’aboliion de la voix. Or, on sait que la section du pneumogastrique et du récurrent produit le même phénomène; mais CI. Bernard reconnut là deux genres d’aphonie essentiellement différents. Dans le premier cas, l'animal était aphone, parce que la ylotte était dilatée dans toute son étendue, alors que dans le second, laphonie coexistait avec une occlusion glottique et une impossibilité d’écartement des cordes.

Il conclut donc :

Dans le larynx, il y a deux ordres de mouvements :

1. Physiologie et pathologie du système nerveux, tome Il, p. 309.

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Lés uns qu'on paralysé en arrachant le spinial; ils président à la phonation. |

Les autres, paralysés par la section des vagues et de leurs branches laryngées, président à la féspiration.

Depuis, deux expériences nouvelles sont venues confirmer le rôle moteur du spiñal.

-Horsley (1) arracha le Spinal ét remäarqua que la corde vocale était alors immobile ét en situation cadavérique ; or, sachant que le fait Sé produisait aussi après la section des pneumogastriqués au-dessous des récurrents, il s'assura à l’autopsie que le vaque, dans son expérience n'avait point été lésé.

Enfin, Burchard (2) examinant, quelques semaines après avoir arraché le spinal, les différents nerfs du larynx, constata que le plus grand nombre des fibres nerveuses du récurrent étaient dégénérées. Il en rencontra aussi dans le larynqgé externe, mais il ne put en rencontrer dans le laryngé supérieur au-delà de l'émergence de ce rameau. ;

Le spinal est donc bien un nerf moteur du larynx : c’est là désormais un fait acquis par CI. Bernard, sanctionné par Horsley et Burchard. Malheureusement, de l'expérience de Bernard, c’est là tout ce qui subsiste, car sa théorie soutenant l’existence d’un nerf abducteur

et d’un nerf adducteur n’a pas été ultérieurement confir-

mée.

1. Cité par Semon : in Geschichte der Lehre von den motorischen Kehlkopflähmungen, p. 47.

2. Verlauf des arch. Wichia im Vagus. Dissertation. Halle, 1 867. ù

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