C. — Corps étrangers
Si l’accès de suflocation a lieu dans le jour, si l'enfant n'est plus dans la première enfance, si on apprend qu'un lombric a été rendu, soit le jour même, soit les jours précédents, /il faudra présumer la présence d’un de ces vers dans le larynx. L'enfant d’ailleurs, était en pleine santé. Mais, dans ce cas, il y a des accès de toux, de anxiété, des cris aigus et une douleur au niveau du larynx. L'enfant porte la main à son cou. La mort peut survenir par asphyxie au milieu d’une crise de suffocation, si le ver n’est pas rendu ou si la trachéotomie n’est point faite. Rilliet et Barthez (t. III, p. 876), en citent
un certain nombre d'exemples.
TL Quant à la présence dans le larynx d’un corps étran-
ger quelconque, les commémoratifs commanderont le diagnostic.
D, — Polypes.
Une dyspnée à marche rapide, accompagnant des altérations de la voix, peut faire penser à la présence d’un polype dans le larynx. Mais il est des cas où le diagnostic est rendu extrêmement difficile. On en jugera par [observation si instructive que nous allons rapporter. C’est l’histoire d’un enfant de deux ans, que sa mère, par deux reprises différentes (mars et avril 1895), conduisit à l'hôpital Trousseau. À chaque fois, l'enfant fut placé au pavillon de la diphtérie; chaque fois,on le rendit à sa mère avec les mêmes symptômes. Le petit malade fut alors mené à l'hôpital de la rue de Sèvres. On crut être devant un de ces cas que nous commencions à étudier, l’enfant fut tubé, à l’autopsie on découvrit, quoi? un polype.
Dans un cas de polype, on a signalé l’altération de la voix, comme précédant la dyspnée. C’est bien ce qui s’est passé ici. Mais nous avons vu que cette altération allant jusqu’à l’aphonie, peut être le premier symptôme d’une adénopathie trachéo-bronchique.
Touchard, dans sa thèse, publie un cas analogue. On crut deux fois à l'existence du croup, l’enfant fut trachéotomisé et mourut.
Chez un malade (1) vu par Krishaber, Peter et Saint-