De La Structure De L'ovule Végétal Avant L'acte De La Fécondation
montrent les individusqueje mets sous les yeux delà Société dans les grands vases où ils sont en pleine végétation, les pédicelles ne s ' enroulent pas pour se dérouler ensuite et s enrouler de nouveau plus tard ; ils sont d’abord parfaitement droits , et leur enroulement une fois commencé ne cesse jamais.
Il n’est pas d’ailleurs nécessaire que la fécondation ait eu lieu pour que l’ovaire soit ramené au fond de l’eau par le rapprochement des tours de la spirale; la formation de celle-ci, et, par suite, le retrait de celui-là, ont nécessairement, fatalement lieu après l'époque fixée pour la floraison, même s’il n’y a pas eu de fécondation. On a pu s’assurer de ce fait dans les jardins botaniques de Paris, où les fleurs femelles se retiraient toujours au fond de l’eau, quoique les pieds males manquassent tout à fait ( 1 ). Pour suivre ici les botanistes poètes et opposer image à image, on pourrait dire qu’alors la plante 11e rapproche pas ses plis, après les douces joies de l’hyménée, pour mûrir sous l'eau sa semence féconde , mais qu’après avoir langui dans une vaine attente ou brûlé d’inutiles feux, elle rentre au fond des eaux pour y cacher son dépit et sa stérilité.
M. Germain de Saint-Pierre signale l’analogie qui existe entre la manière dont s’enroulent les pédoncules femelles du Vallisneria et ceux des Cyclamen.
M. Moura-Bourouillou rapporte que Ilafenau-Delile lui avait déjà fait remarquer à Montpellier que les pédoncules femelles du Vallisrteria ne commencent à s’enrouler qu’après la fécondation.
M. Germain de Saint-Pierre fait à la Société la communication suivante :
DE LA STRUCTURE DE L’OVULE VÉGÉTAL AVANT L’ACTE DE LA FÉCONDATION. Extrait d’un Mémoire inédit sur l’unité de composition organique dans le règne végétal, par