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De La Structure Des Poils Des Oléacées Et Des Jasminées

scarieuses aux bords comme dans IV mmius, caractère refusé par M. Grenier et M. Timbal-Lagrave au polycarpos.

Cet échantillon est-il identique avec celui recueilli par M. J. Gav aux environs de Paris, ou forme-t-il un nouvel intermédiaire entre Yonmtus et le polycarpos?

En résumé, si la forme oneinée des divisions du calice est constante, elle ne se rencontre pas toujours avec des marges non searieuses aux bords, et je crois que le Sel. polycarpos doit être rayé du nombre des bonnes espèces, parce qu’il ne présente pas au moins deux caractères différentiels constants; ou plutôt, je suis porté à supposer, avec j\ï. Grenier, que la forme à divisions ealicinales oncinées n’était pas connue de Linné. Je crois que I a polycarpos de Linné n’est qu’une variété à fruits plus petits et plus nombreux de Yannuns , et je n’admets également que comme une autre variété le Scier, uncinatus Martin [Sel. Martini Gren., Arch. de la Fl. de Fr. et d'All.).

M. Ducliartrc, secrétaire, donne lecture de la communication suivante, adressée à la Société :

par RI. ED. PRIIXIEUX.

(Paris, 3 décembre 1855.)

De tous les organes des plantes, il n’en est pas qui semblent moins importants que les poils; aussi, en présentant quelques observations sur la forme particulière qu'ils affectent dans une famille végétale, dois-je craindre que le peu d’utilité de telles recherches ne me soit reproché; toutefois la croyance que rien dans la nature n’est indigne de notre attention, me rassure, et je crois m’excuser assez de l’humilité de mon sujet, en répétant le mot de Bacon : Quulquid essentia dignnm est, id etiatn scientia dignum.

La forme étoilée des poils des Oliviers est connue depuis longtemps, mais je ne crois pas qu’on ait signalé d’organes analogues dans les autres genres de la même famille; si cependant on examine des lambeaux d’épiderme enlevés sur des feuilles de plantes voisines, on ne tarde pas à y remarquer de petits organes un peu différents, il est vrai, des poils des Oliviers, mais qu’on peut cependant ramener sans hésiter au même type.

Vus par la faee supérieure, les poils de l’Olivier ont la forme d’un plateau dentelé, qui est composé d’une trentaine de cellules disposées en rayons autour d’un point central. Ces cellules ne sont soudées les unes aux autres que dans une partie de leur longueur; leur extrémité libre forme les dents du plateau. Elles sont collées l’une contre l’autre et recouvertes par une cuticule que l’on distingue assez nettement dans l’intérieur des dentelures,

SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE, mais dont on rend l’existence plus frappante en soumettant un poil à l’action d’une solution saturée de potasse. Les celiules, qui étaient soudées dans les trois quarts de leur longueur, deviennent alors libres jusqu’à la base; la cuticule est dissoute.

Le plateau étoilé, ainsi formé de cellules recouvertes de cuticule, repose sur le sommet d’une cellule un peu allongée qui le porte à peu près comme le pied d’un champignon en porte le chapeau. Cette cellule-pédicule communique avec une cellule épidermique dont elle n’est que le prolongement. La partie libre est séparée seulement par un étranglement de celle qui est engagée dans l’épiderme; je n’ai jamais pu distinguer entre elles une cloison complète.

Si l’on examine l’épiderme d’une feuille de Frêne, on y voit, au milieu de nombreux stomates, de petits disques un peu plus grands que ces derniers. Ces disques, divisés en seize compartiments par des cloisons rayonnantes, semblables à celles qui séparent les cellules du poil de l’Olivier, sont portés pareillement par une cellule-pédicule qui a la même structure que celle de l’Olivier.

Je n’ai observé, dans la famille des Oléacées, de poils étoilés que dans le seul genre Olea; mais j’en ai retrouvé de semblables à ceux du Frêne dans toutes les plantes que j’ai examinées, tant de cette famille que de celle des Jasminées qui en est fort voisine. La principale, je pourrais presque dire la seule différence qu’on trouve entre ces organes consiste dans le nombre des cellules qui en forment la tête. Il varie depuis celui de quatre qu’offre le plus souvent le Jasminum officinale jusqu’à celui de seize que montrent plusieurs Frênes, et même de vingt-quatre qu’on observe dans le Phillyrea angustifolia. On peut voir entre ces extrêmes tous les passages; les figures que je mets sous les yeux de la Société et où j’ai représenté les poils d’une vingtaine d’espèces l’indiquent, je pense, assez nettement.

La différence est plus grande entre les poils des Olea et tous les autres. Mais il n’est cependant pas possible de les rangera part et de les rattacher à un type spécial. L’étude, de leur développement le prouve avec évidence; car elle nous les montre revêtant tour à tour toutes les formes qu’on observe chez les autres plantes de la même famille, avant d’arriver à celle qui les distingue plus tard. Tous les poils dont je m’occupe ici apparaissent sous la forme d’une petite papille; c’est une cellule de l’épiderme qui fait saillie au-dessus des cellules voisines. Puis cette cellule unique se montre divisée en deux par une cloison transversale. Dès lors, l’organe naissant présente les deux parties que l'on voit dans le poil entièrement développé: la cellule inférieure, qui est le pédicule, reste unique ou se divise encore par une cloison transversale; la supérieure se partage en deux d’abord par la formation d’un cloison longitudinale, puis en quatre au moyen d’une deuxième cloison qui coupe la première sur la ligne de l’axe du poil.

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