‹ De La Structure Des Poils Des Oléacées Et Des JasminéesChapitre 2 sur 3 · SÉANCE I)U 28 DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

SÉANCE I)U 28 DÉCEMBRE

Tous les poils des Oléacées et des Jasminces passent par ces diverses phases; mais tandis que ceux de certains Jasmins s’arrêtent dans leur développement au moment où leur tête est formée de quatre cellules, on voit dans ceux d’autres plantes la division des cellules se continuer par la production à leur intérieur de nouvelles cloisons longitudinales qui, comme les premières, se coupent suivant la ligne de l’axe du poil. Ainsi se forment les huit cellules du Troène, les seize du Frêne, etc.

Les poils de l’Olivier se forment co mme tous les autres. À un moment de leur développement, ils sont semblables à ceux du Jasmin, puis à ceux du Lilas, puis à ceux du Frêne; ce n’est que quand la tête du poil est ainsi composée d'une vingtaine de cellules qu’elle commence à perdre la forme discoïde. Chaque cellule se développe alors librement par son extrémité sans demeurer soudée aux cellules voisines, et bientôt leur ensemble offre l’aspect d’une étoile.

Ainsi, on peut reconnaître que tous les poils des Oléacées et des Jasminées se rapportent à un type unique ; la différence qu’il y a entre eux consiste seulement en ce que les uns conservent définitivement une forme qui pour d’autres n’est que transitoire, de telle sorte que la comparaison de ces organes observés à l’état adulte sur des plantes différentes représente exactement la série des degrés du développement du plus parfait d’entre eux, c’est-à-dire du poil de l’Olivier.

Des poils semblables à ceux des Oléacées ont été observés dans d’autres familles. Ceux du Pinguicula vulgaris , qui ont été étudiés par M. Groenland, sont, en ce qui touche à leur développement, de tout point comparables à ceux du Troène.

Les organes dont M. Chatin a signalé l’existence sur les feuilles des CaUitriche , et qu’il a décrits sous le non) de cysties (lj, présentent exactement le même aspect et la même structure que ceux du Jasminum grandi(lorum. Ils sont de même formés d’une tête composée de huit cellules, portée par un court pédicule. En outre, les cysties se développent absolument comme les poils capités des Oléacées, c’est-à-dire qu’elles naissent d’une cellule de l’épiderme qui se divise d'abord par une cloison transversale en deux cellules, dont l’inférieure, qui se divise encore une lois, devient le pédicule, tandis que la supérieure se partage dans le sens longitudinal d’abord en deux, puis en quatre, puis en huit parties. D’après cela, il me parait impussible d’admettre avec M. Chatin « que les cysties dérivent des stomates. » Quand même leur partie supérieure, divisée en deux par une cloison, semblerait offrir, vers les premiers moments de leur formation, l’aspect d’un stomate, sa situation au sommet d un pédicule d’vrait empêcher de l’assimiler à un pareil organe.

(1) Voyez le Bulletin, t- U, p. 295.

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