SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE
Qu’il me soit permis de dire en terminant que les poils eu étoile de plusieurs plantes de la famille des Éléagnées ( Hippophoë , Shepherdia), dont j’ai suivi le développement, m’ont présenté une série de transformations analogues à celles des poils de l’Olivier.
C’est toujours d’une seule cellule de l’épiderme que dérivent ces organes remarquables, et c’est toujours aussi par la division de la tète primitivement unicellulaire du poil en deux à l’aide d’une première cloison, puis en quatre par le développement d’une seconde, puis en huit, seize, etc., qu’est formé le disque composé de nombreuses cellules, qui se transforme ensuite par le développement indépendant de ses éléments en une large étoile.
Je ne dois pas en ee moment entrer dans plus de détails ; je me bornerai à indiquer cette seule conséquence de ce qui précède, c’est que l’on ne saurait plus regarder les poils des Eléagnées comme formés par la soudure de plusieurs poils, ainsi qu’on l’admettait généralement avec l’illustre Adr. de Jussieu, qui sans doute n’avait observé ces organes que lorsqu’ils sont parvenus à l’état adulte.
M. Chatin fait à la Société la communication suivante :
SECONDE NOTE SUR LES CYST1ES , par .73. AB>. CII.ITIX (I).
Depuis le jour où j’ai fait part à la Société de mes observations sur les petites outres ou eysties fixées à l’épiderme des feuilles et des tiges delà Callitriche, des observations plus ou moins analogues à celles dont cette plante avait été l'occasion se sont présentées à moi dans le cours de mes recherches d’anatomie. Les faits nouveaux venaient ainsi se grouper autour du fait primitif, attendant le moment où leur ensemble pourrait offrir assez d'intérêt pour être le sujet d’un travail dans lequel, s’éclairant l’un par l’autre, ils fourniraient les éléments de l’histoire générale d’une série d’organes se touchant par quelques points, s’éloignant par quelques autres, et dans laquelle la Callitriche ne représente que le point de départ. La communication de M. Prillieux, dont j’ai été accidentellement prévenu avant la séance par M. Duehartre, me fait une sorte de nécessité d’exposer aujourd’hui mes nouvelles observations. Je ne ferai, toutefois, qu’une simple énumération de celles-ci, dont j’ai l’honneur de faire passer les dessins, le moment du travail d’ensemble n’étant pas encore arrivé. Il est d’ailleurs presque superflu de faire remarquer que la communication intéressante qui vient d’être faite à la Société confirme pleinement ee que j’ai dit de la formation des eysties par des dédoublements successifs, d’abord d’une cellule-mère qui se divise en deux comme si elle devait former un stomate (sorte d’organes dont, les eysties occupent précisément la place dans
(1) Voyez le Bulletin, t. II, p. 295.