RÉSUMÉS SUR LA MÉTHODE D'EXPLORATION
des cornes postérieures, des circonvolutions des hémisphères et du cervelet. La pigmentation des cellules nerveuses dépend de l'altération des corps jaunes.
33° Mes observations m'ont donné le droit de poser les conclusions suivantes sur le rapport mutuel des cellules nerveuses :
a. Les cellules nerveuses en se touchant mutuellement par leurs corps, forment des couches de substance grise, là oiî elles n'ont point d'enveloppes propres, on ne voit bien que les noyaux, tandis que les corps se présentent sous forme d'une substance finement granuleuse (couche externe de la substance grise dans les circonvolutions des hémisphères et du cervelet).
h. Les cellules nerveuses s'unissent ensemble par des prolongements de corps, ainsi que par les prolongements des noyaux. La conjonction des corps au moyen des prolongements est montrée dans les pl. VII, fig. 22, 2/i, 25, 29 ; pl. VIII, fig. 36 et /il). La jonction, au moyen des prolongements de noyau, se voit sur les pl. VI, fig. 20; pl. VIII, fig. 32.
c. La jonction au moyen des prolongements de corps est très-répandue. On trouve quelquefois plusieurs jonctions dans une partie limitée de la pièce.
d. Les cellules homogènes, ainsi que les cellules hétérogènes, s'unissent entre elles au moyen des prolongements de corps.
e. On peut voir dans plusieurs endroits l'anastomose des cellules en forme de chaîne, et dans les autres endroits en forme de mailles, produisant une disposition en mailles de la substance grise (pl. VIII, fig. 34, 36, 37).
/. Quelquefois une cellule s'anastomose avec une autre, non pas au moyen d'un seul prolongement de corps, mais au moyen de deux prolongements (pl. VII, fig. 2/i).
çj. L'anastomose des cellules qui se découvre le plus facilement, c'est l'anostomose au moyen des prolongements non ramifiés.
h. En s'aiiiistoniosant au moyen des prolongements dénudés, les cellules nerveuses s'anastomosent encore par des prolongements entourés de myéline, ou encore par l'enveloppe externe, c'est-à-dire au moyen de la substance blanche du tissu nerveux.
i. Pour prototype des conjonctions des cellules au moyen des prolongements de corps sert leur liaison par leur corps. Avec le développement suivant du tissu nerveux, les cellules se séparent par la substance blanche, d'où provient l'élongation successive des prolongements par lesquels elles communiquent.
j. L'anastomose des cellules par l'intermédiaire des prolongements de noyaux est rare, ce qui s'explique clairement par la rencontre exceptionnelle des circonstances favorables pour l'apparition de ce fait dans l'exploration du tissu sur des coupes ou d'une autre manière.
k. Comme prototype des anastomoses des cellules au moyen des prolongements de noyaux , sert le contact de deux noyaux dans une cellule avec une séparation incomplète du corps de la dernière, et donnant le droit de supposer ici une cellule divisée, ainsi qu'en une cellule non divisée avec la présence de deux noyaux à l'intérieur. J'ai vu dans la cellule deux noyaux anastomosés par un court prolongement.
/. Quelques-unes de mes observations donnent le droit d'admettre l'anastomose des cellules au moyen d'un prolongement de corps, renfermant un prolongement de noyau (pl. VII, fig. 28).
34. Du rapport des prolongements des cellules nerveuses avec la substance blanche,
a. Un ou plusieurs des prolongements de corps paraissent comme cylindres-axes de la substance blanche du tissu nerveux, ainsi que des nerfs périphériques, en s'entourant de myéline ou d'une ou de plusieurs enveloppes à la Ibis.
b. Les prolongements de noyau paraissent-ils comme des cylindres-axes ? On ne sait.
c. L'absence d'enveloppes propres dans les tubes primitifs
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de la substance blanche des organes centraux laisse supposer que ces enveloppes propres paraissent après la sortie des tubes primitifs au dehors des limites des organes centraux.
d. Je n'ai jamais vu des prolongements ramifiés paraissant comme cylindres-axes, ainsi que le second système de prolongements ou axiscylindriques de Deiters.
e. Les nerfs périphériques se composent de tubes primitifs, dont les cylindres -axes atteignent jusqu'aux groupes des cellules homogènes ou des cellules hétérogènes.
/. Les groupes, ou nids des cellules nerveuses, donnant naissance aux nerfs périphériques, s'anastomosent en plusieurs endroits avec d'autres groupes de cellules, donnant naissance à d'autres nerfs au moyen d'une substance grise disposée en maille des cellules nerveuses anastomosées.
35, On ne sait pas encore si ce sont toutes les cellules nerveuses qui ont un rapport immédiat avec la substance blanche au moyen de quelques-uns de leurs prolongements, ou s'il existe des groupes de cellules en rapport seulement avec d'autres cellules nerveuses.
J'ai vu une fois la conjonction d'un prolongement de corps d'une cellule nerveuse dans les cornes antérieures de la moelle épinière de l'homme avec le noyau de la névroglie.
36. L'aspect particulier de cellules nerveuses a lieu dans la subslantia nigra^ où les cellules paraissent colorées en brun dans toute leur structure (pl. Vill, fig. 37).
87. Outre les éléments figurés, décrits, il y a encore dans le tissu nerveux des corps amyloïdes ou gélatineux, ainsi qu'un tissu épithélial.
88. Les corps amyloïdes ou gélatineux paraissent être des éléments très-altérables d'après leurs propriétés, ainsi que d'après leur quantité, existant partout avec la névroglie dans la substance blanche ainsi que dans la grise (pl. VIII, fig. 39, «), et donnant une transparence toute particulière à la dernière. Quelquefois ils ont des noyaux et des prolongements. Sûrement ils doivent être rapportés aux éléments normaux , en raison
UU TISSU NEUVEUX.
de leur présence constante dans quelques-uns des nerfs du cerveau et de la moelle allongée (par exemple, le nerf acoustique), ainsi que dans le tissu nerveux des organes centraux, quoiqu'ils paraissent dans le dernier en quantité très-variable.
39. Le tissu épithélial couvre les cavités intérieures libres des ventricules du cerveau et du canal de la moelle épinière (pl. VII, fîg. 30, E). Les cellules de ce tissu ont beaucoup de ressemblance avec les cellules de la névroglie, ne se différenciant des noyaux de la dernière, que par un plus grand volume de leurs noyaux, par une disposition plus serrée et par l'absence des prolongements dans les noyaux.
110. La substance grise est plus abondamment pourvue de vaisseaux sanguins que la substance blanche (pl. VIII, fig. 38). Les vaisseaux capillaires forment quelquefois des petites mailles; si petites, que chacune d'elles ne renferme qu'une seule cellule nerveuse ou que quelques-unes.
111. Les canaux périvasculaires de His sont une apparition artificielle due à l'influence des liquides durcissants.
A2. Les espaces intertubulaires et les réservoirs sont des cavités lymphatiques dans la substance blanche du tissu nerveux.
A3. La masse, injectée dans l'espace sous-arachnoïdien du cerveau, pénètre non-seulement dans les substances blanche et grise de la moelle épinière, ainsi que dans les nerfs périphériques, mais encore dans le canal de la moelle épinière [Canalis medullx spinalis) .
Ul\. Le canal de la moelle épinière, ainsi que les ventricules du cerveau, doivent être rapportés aux grands réservoirs lymphatiques du système nerveux.
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