EXPÉRIMENTATION
Peut-on trouver à l'examen du corps d’une personne qu'on croit avoir succombé à la pression du thorax, accidentelle ou criminelle, des traces manifestes de ce genre de mort? En d’autres termes, ce mode de suffocation laisse-t-il dans l’organisme des lésions qu’on puisse constater à l’autopsie. C’est pour résoudre ce problème que nous avons entrepris les expériences suivantes :
Après avoir sacrifié quelques animaux témoins, de façon à examiner d’abord des organes normaux, nous avons fait trois séries d'expériences :
1° Compression latérale du thorax ;
29 Compression de la partie antérieure du thorax;
30 Immobilisation de tout le thorax par des bandages différents.
Ce cadre nous semble grouper les différents cas qui se présentent dans la pratique et qui nécessitent l'intervention du médecin légiste.