ERA
Pinard. Enfin en janvier 1878, Legroux lit un rapport devant la Société de médecine légale, et il conclut en disant que les ecchymoses sous-pleurales n’ont pas par elles-mêmes une valeur intrinsèque, qu’elles peuvent manquer dans la suffocation et exister en dehors d’elle. Elles prouvent cependant en général, que l’organisme dans un état de santé normal ou en apparence normal, a été surpris par une mort rapide quelconque.
La question était définitivement tranchée; mais si nous ne reconnaissons pas, avec raison, aux taches de Tardieu l'importance que celui-ci a voulu leur donner, il est cependant de toute équité qu’elles continuent à porter le nom de celui qui, le premier, en a fait une étude complète. Et nous rappellerons, pour terminer, les paroles de Brouardel : « Aussi je vous engage à ne pas négliger, dans vos expertises, les ecchymoses sous-pleurales; signalez-les,interprétez leur valeur, mais n'en faites jamais un signe pathognomonique : vous n’en avez pas le droit. »