‹ De La Suffocation Par Compression Du Thorax Dans Ses Rapports Avec L'InfanticideChapitre 16 sur 47 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

Lapin de 1 kil. 610 gr.

Après l’avoir attaché sur la table à expérience, nous faisons sur la partie médiane de la poitrine une incision de 7 à 8 centimètres. Nous n'avons pas voulu chloroformiser le lapin auparavant, car, outre les difficultés que rencontre cette méthode, nous voulions éviter les inspirations violentes auxquelles elle donnait lieu. L'animal reste immobile malgré cela. Nous réclinons la peau de chaque côté et nous attaquons le gril costal. Un sifflement annonce l’entrée de l’air dans la plèvre. Nous nous hâtons de faire un volet et nous examinons le poumon. Il est rétracté, par suite de la pénétration de l'air, mais sa coloration est rosée uniformément, nous ne remarquons aucune vésicule emphysémateuse. Les cellules des sommets et des bords nous Semblent normales. Nous agrandissons l’ouverture et nous sectionnons d'un coup de ciseau la trachée et les gros vaisseaux. Quel fut hotre étonnement de constater après avoir placé les poumons dans l’eau qu’il existait sur leur surface des ecchymoses sous-pleurales, des ilots de congestion et de lemphysème. L’emphysème est-il donc normal chez le lapin ou bien avons-nous

commis une faute de pratique ?

Après quelques recherches bibliographiques et après nous être renseigné auprès de personnes autorisées, nous avons appris qu’on trouve très fréquemment de l’emphysème chez le lapin. Il est vrai que cette lésion est à peine appréciable, normalement ; et nos expériences nous l’ont montrée avec une telle intensité, que sa cause réside bien dans les manœuvres de compression que nous avons effectuées. Cependant, nous avons tenu à répéter les principales de nos expériences chez le cobaye, qui en présente très rarement à l'état normal. Nous avons pu constater que cette lésion était constante après la mort par compression du thorax.

UD

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