‹ De La Suffocation Par Compression Du Thorax Dans Ses Rapports Avec L'InfanticideChapitre 17 sur 47 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

Lapin de 2 kil. 280 gr. maintenu couché sur le côté droit. On place 1 kilog. sur la portion gauche du thorax. Aucune modification ne semblant se produire, on presse avec les mains sur le côté gauche. La mort arrive au bout de vingt minutes.

Début de l’opération 3 h. 40 Mort du lapin 4 h. 50 Durée totale de l’expérience 1 h. 10

L’autopsie est pratiquée aussitôt après la mort. On ne remarque aucune tache sous-conjonctivale, aucune ecchymose dans le tissu cellulaire péricranien. La paroi costale est intacte.

Les poumons sont examinés tout de suite.

Le poumon gauche présente des zones d’emphysème très nettes sur ses bords et au sommet. Le bord interne offre une bande de congestion peu appréciable. À droite, au contraire, la congestion est intense, l’emphysème visible cependant. On trouve de chaque côté deux ou trois ecchymoses sous-pleurales.

Le cœur semble normal, on ne remarque à sa surface aucune ecchymose sous-péricardique. Il est rempli de sang noir et liquide.

En ouvrant la cavité abdominale, nous trouvons un caillot qui semble provenir d’une petite déchirure siégeant sur la face inférieure du foie. On remarque deux autres déchirures de quatre ou cinq millimètres de longueur sur la face convexe, dues évidemment à la pression exercée par inadvertance sur le foie gros et friable de l’animal.

Le cerveau nous offre seulement une vascularisation un peu forte des vaisseaux de la dure-mère, au niveau des lobes frontaux.

Bien que les lésions rencontrées sur le foie aient été incapables par elles seules de causer la mort de l’animal, nous avons essayé de les éviter dans une expérience suivante.

jus

Page 1