‹ De La Suffocation Par Compression Du Thorax Dans Ses Rapports Avec L'InfanticideChapitre 7 sur 47 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Autrefois, dans les corporations, les ouvriers étaient tenus de soumettre à l’appréciation des patrons assemblés, un ouvrage qui leur avait coûté bien des peines, et à la confection duquel ils avaient consacré de longues heures d’un labeur incessant. L’acceptation de ce qu'ils appelaient le « chef-d'œuvre » avait pour conséquence de leur donner à leur tour le titre si envié de patron.

Certes, c’est loin d’être un chef-d'œuvre, le travail que l'étudiant en médecine présente à ses juges pour qu’ils prononcent le traditionnel dignus est intrare. S'il n’a pas vieilli sur son œuvre,:il y a du moins consacré de longues méditations et parfois de patientes recherches, il y a mis toute l’applicaticn et tout le soin dont il était capable. C’est là bien souvent le seul mérite de son travail inaugural.

Cela lui fournit en même temps l’occasion de remercier tous ceux qui de près ou de loin, ont contribué à son éducation médicale. C’est un devoir auquel nous ne saurions nous dérober, puisque notre tour est venu de sacrifier à la règle. __ Nous avons commencé nos études médicales , à l'Ecole annexe de médecine navale de Toulon. Que nos excellents maitres d'alors, MM. les D'S Gastinel, Bourras, Palasne de Champeaux, Pourtal et Oudard, ainsi que M. le pharmacien Trouchet, recoivent ici expression de notre profonde gratitude.

Nous garderons longtemps le souvenir des trois années que nous avons, passées à Bordeaux. Que nos professeurs de

2 101 l'Ecole principale du service de santé de la Marine et des Colonies veuillent bien agréer l’assurance de notre entier dévouement. Merci à nos maîtres des hôpitaux: c’est surtout à eux que nous devons une grande partie du bagage médical que nous emportons, bagage qu’ils auraient été certainement heureux de voir plus important.

Nous nous en voudrions d'oublier l’exquise bonté avec laquelle M. le Professeur Coyne nous a recu dans son laboratoire pendant deux ans. Faire de nous un anatomopathologiste consciencieux a été le but constant de ses efforts. Nous garderons de lui et de ses collaborateurs, M. le Professeur agrégé Cavalié, MM. les D Brandéis et Cléjat un souvenir reconnaissant.

C’est dans le laboratoire de M. le Professeur Lande que nous avons préparé notre thèse. M. le Dr P. Lande, chef des travaux, s’est intéressé à notre tâche, et nous a aidé de ses conseils : qu'il veuille bien däccepter nos bien sincères remerciements.

CHAPÎITRE PREMIER

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