DE CE
Suggestion. — On lui suggère à l’état de er qu'étant guérie, elle n’a besoin de rien, d'aucun médicament. ; - Disparition complète des crises.
OBsERVATION III (inédite).
Hystérie. — Crises et bégaiement. — Amélioration (résumée).
Marie C..., vingt ans, piqueuse, a bégayé à la suite d’une émotion vive dans son enfance,
EN CPE
Il y a deux ans, six mois après ses premières règles, elle fut renvoyée sans motif de son atelier, Des crises hystériques apparaissent. On la garde et ses crises disparaissent.
En avril 1893, un contremaître veut l’embrasser, elle le Glthe, Il veut l’entraîner, crise hystérique à la suite de laquelle elle a un délire dans lequel elle repousse son persécuteur.
En août 1894, elle fut volée : on l’envoie: à une fausse adresse pour retrouver son paquet perdu, Apparition consécutive de crises hystériques avec délire. Elle parle de son vol dans son délire. Zones ovariennes sus-mammaire droit et sus- mammaire gauche.
Clou hystérique entre omoplate gauche et rachis. :
Acuité visuelle gauche — 0,4 Acuité visuelle droite — 0,2
Suggestion à l’état de veille. Disparition des stigmates, mais pas de modifications notables du bégaiement, Sort améliorée.
OBSERVATION IV (inédite).
Crises hystériques et neurasthénie (résumée).
Félicie B..., trente ans, repasseuse. Entre le 5 juillet, Il ya deux ans s’est fait une brûlure de la main gauche, puis a eu une hernie crurale étranglée. A la suite de cette maladie, apparition des crises d’hystérie nettes.Elle a des cauchemars dans lesquels elle voit des animaux féroces. Neurasthénie, Caractère devenu mauvais. Autrefois, plaques d’anesthésie aux membres inférieurs, Actuellement elle a seulement de la diminution de la sensibilité dans le membre supérieur droit.
Acuité visuelle droite — 0,3 Acuité visuelle gauche = 0.8
Pas de rétrécissement du champ visuel.
Céphalée continuelle, très intense. Idées de suicide.
| 0 Suggestion : À deux reprises, M, le D' Tournier la suggestionne difficilement. Diminution de crises. Disparition de ses idées dè suicide. Revue ultérieurement, elle a été améliorée au point de vue de sa neurasthénie.
OBSERVATION V (inédite).
Hystéro-épilepsie. — Guérison (résumée).
Claire D.., 4 novembre 1891. Crises d’hystérie nette, mais aussi peut-être quelques crises d’épilepsie hémi-anesthésie gauche très profonde.
Diplopie. Champ visuel très rétréci,
Abolition de l’odorat et du goût.
Arthrite hystérique du genou, qui fut guérie en deux jours par l’application d’une pommade dont on lui avait exagéré l'influence et l’effet.
8 septembre, — Hypnose légère; M. le Dr Tournier lui suggère que sa sensibilité reparaîtra et qu’elle n'aura plus de crises.
Immédiatement après, la sensibilité reparaît partout.
10 septembre. — Une plaque d’anesthésie reparaît à la partie externe de la jambe gauche. La sensibilité est exagérée aux membres supérieurs et inférieurs droits. Anesthésie de la joue et du front gauche.
18 septembre. — Aggravation. Hémi-anesthésie de la jambe.
Suggestion le 21.
31 octobre, — Depuis le 21 on n’observe plus de crises,
Elle sort guérie,.
OBSERVATION VI (inédite).
Hystérie, — Météorisme abdominal. — Guérison. (Résumée.)
Mal. Art., dix-sept ans, couturière. Entrée le 22 août pour
crises peut-être épileptiques, survenues à la suite d’une vive émotion.
Pas de boule. Morsures de la langue.
Anesthésie totale au toucher. Pas de sens musculaire. Zones ovariennes. Au niveau de l’omoplate droite, douleur spontanée survenant par instants, occasionnant des mouvements comme si elle voulait se débarrasser de quelque chose de gênant, Perte du goût. À
Odorat et ouïe diminués.
Acuité visuelle droite — 0.
Acuité visuelle gauche — 0,01
Cauchemars nocturnes.
Mémoire diminuée.
On essaie de l’hypnose le jour même. L'expérience paraît manquée ; elle n’a pu dormir. Cependant M. le Dr Tournier lui sug gestionne que ses mouvements involontaires cesseront.
23 août. — Sensibilité réapparue et disparition de ses mouve ments involontaires.
10 septembre. — Tout d’un coup, météorisme abdominal qui
augmente pendant l’examen.
: Douleur à la palpation. |
13 octobre. — Vue debout, la malade a l’air enceinte de six mois. Points douloureux spontanés et provoqués à l’épigastre dans l’hypocondre gauche et dans la fosse iliaque gauche, Ces RUE, surtout le premier, sont probablement hystériques. “
Par la pression sur les globes oculaires, on suggère que le ventre diminue, que les zones douloureuses ont disparu.
26 octobre. — Le ventre a diminué ; des douleurs ébmiite ont duré pendant deux ou trois jours, puis cessent.
Elle sort guérie.
OBSERVATION VII (inédite),
Paraplégie hystérique — Anesthésie. Crises. — Amélioration. (Résumée.)
F.., vingt-six ans, couturière. Entrée le 2 juin 1895. Il y a deux mois, à la suite de la mort de son neveu, elle eut un violent chagrin. Elle subit surtout des vexations continuelles de sa mère, Quinze jours avant son entrée, elle prit une crise hystérique à la suite de laquelle survint une paralysie des membres inférieurs. Dès le premier jour, elle ne put marcher. Etat de crises continuelles,
2 juin. — Première journée : crises continuelles nettement hystériques.
Le 3 juin, subitement la malade se met à marcher seule. Anesthésie générale.
Zone ovarienne droite sus-mammaire gauche (frénatrice, clou).
Goût, odorat abolis. Ouïe abolie à droite, diminuée à gauche.
Elle ne distingue pas le ZU de Monoyer à 50 mètres.
Champ visuel très rétréci.
Achromatopsie complète; tous les objets sont gris. Hallucina-
tion de la vue (animaux).
16 août. — Elle est hypnotisée par pressions sur les globes ocu-.
laires. M. le D' Tournier lui suggère que sa sensibilité reparaitra, .
que tous ses sens, ouie, odorat, redeviendront normaux. La sensibilité reparaît partout. Odorat et ouïe normaux. Champ
visuel presque normal. On ne lui avait rien suggéré pour ses crises. mais une malade voisine avait été suggestionnée pour des crises.
de même nature, et F... l’a été par suggestion indirecte. On observe en effet la disparition de ses crises.
Elle part guérie le 20. 4
La mère recommence ses tracasseries. Alors les crises recommencent avec la cause. Les mêmes zones réapparaissent. Anesthésie
totale, sauf au membre inférieur gauche où seulement il existe une genouillère anesthésique.
Pas de rétrécissement du champ visuel.
8 septembre. — On la soumet à la suggestion. Elle sentira et n’aura plus de crises.
Immédiatement, la sensibilité apparaît.
On n’observe plus de zones.
Le 10 septembre, l’anesthésie reparaît en segments, gant anesthésique au membre supérieur gauche et bas anesthésique aux membres inférieurs gauche et droit.
Anesthésie du tronc et de la face.
Zone ovarienne gauche et clou hystérique.
Pas de troubles sensoriels.
12 septembre, — Douleurs stomacales ne survenant pas à heure fixe, Pas de vomissements. Ces douleurs sont assez vives pour faire pleurer la malade et surviennent ordinairement comme aura avant le commencement de ses crises.
Le 15 septembre, suggestion par frictions sur les globes ocujaires. M. le D' Tournier lui suggère qu’elle sera guérie.
Le 16 septembre, à la suite d’une scène dans le service, elle prend une nouvelle crise.
Le 23 septembre, suggestion à l’état de veille. Le soir, très affectée à l’idée de rentrer chez ses parents; elle prend deux crises.
Le 25 septembre,anesthésie généralisée,sauf à la tête où se trou vent seulement deux plaques anesthésiques, au front, à la nuque et au dos, qui sont sensibles. Zones ovarienne gauche, sus. mammaire gauche. |
26 septembre, — Frictions sur les globes oculaires. Elle prend une crise. On lui suggestionne que sa sensibilité redeviendra normale. Plus de zones ni de crises. Immédiatement après, la sensibilité revient,
29 septembre. — A la suite de disputes, crises.
La sensibilité reste toujours normale.
13 octobre. — Suggestion :
Les crises sont plus espacées. Elle sort améliorée.
OBSERVATION VIII (inédite).
Crises hystériques. — Guérison. (Résumé).
M..., Françoise, quatorze ans. Entrée le 29 mai 1895. Chorée (?) il y a quatre ans. Au début, depuis trois ou quatre mois, douleurs gastriques intenses avec vomissements, Aucun renseignement sur leur rapport avec les repas. ;
Au mois de mars, elle eut des crises hystériques pendant une période de quelques jours. Puis elles cessèrent et la malade resta dix, quinze jours sans présenter de crises,
Les crises sont annoncées par des mouvements convulsifs suivies de contractures partielles. : \
La main se crispe et si on essaie de faire céder cette crispation, la crise se déclare. La malade reste raide, les yeux fixes, comme en extase,
Perte de connaissance. Jamais de boules à la suite d’une crise au début, aphasie qui dura quelques jours et disparut subitement. |
Il y aquinze jours, après une hémiplégie droite de seize heures elle secontracture en opisthotonos : elle fléchit son tronc en arrière, la tête près des talons. Subitement elle se détend et pendant quatre jours occupe la position inverse, la tête entre les jambes. En même temps, langue paralysée.
À deux reprises en quinze jours, il y a un mois, spasme pharyngé ; dès qu’une goutte de liquide touchait le pharynx, rien ne pouvait plus passer.
Plusieurs fois elle présenta une contracture des muscles oculaires qui portait le globe oculaire en haut ou en bas.
On ne voyait que la conjonctive, souvent durant des heures.
Pas d’anesthésie,
Zone ovarienne gauche (frénatrice surtout) suset sous-mammaire gauche,
L'examen produit deux crises. La malade se raidit, la main tendue, agitée de mouvements convulsifs, le corps est raide, contracturé, puis pose voluptueuse. NX
Dès qu’elle mange, tendance à la syncope aboutissant souvent à une crise, Acuité visuelle normale.
Pas de rétrécissement du champ visuel.
Elle devient irascible, subit un changement des sentiments affectifs ; elle n’aime plus ses parents.
23 juin. — Depuis quinze jours, hallucinations nocturnes. Surviennent des vomissements qui cessent par la cocaïne.
11 août. — Suggestion. Plus de crises ni de stigmates. Sort le -20 août.
Vingt-cinq jours après, une lettre annonce qu’elle ne prend plus de crises, mais qu’elle s’endort spontanément tous les soirs vers 7 heures.
Revue le 1% novembre. — Elle ne présente plus de crises et est complètement guérie.
OBservATION IX (inédite).
Hystérie avec crises. — Hémianesthésie droite généralisée. — Guérison. |
Pierrette B..., seize ans, fleuriste.
Le père de la malade est encore vivant et bien portant : il n’est ni alcoolique ni nerveux.
.. La mère est morte il y a sept ans à l’âge de quarante ans. Elle
avait eu des attaques de rhumatisme à la suite desquelles elle était devenue cardiaque. Elle se plaignait en effet de dyspnée de toux avec des œdèmes, Elle mourut d’asystolie atteinte d’une hémiplégie gauche depuis trois ans. Un peu nerveuse, n'avait jamais pris de crises.
Son père est remarié : sa belle-mère est une femme nerveuse et acariâtre : aussi la jeune malade n’habite-t-elle pas avec ses parents : elle reste avec une tante assez nerveuse,
La jeune fille a trois frères bien portants et deux sœurs. L'une d’elles a pris, à l’âge de quatre ans, une crise sur laquelle on ne peut avoir de renseignements nets; cette crise fut unique. L’enfant est restée nerveuse,
Réglée depuis l’âge de onze ans régulièrement, Dès l'apparition des règles a eu de la leucorrhée,
Depuis un an, elle éprouve de vives céphalées au front et au vertex qui cessent ordinairement un peu avant le repas de midi.
La première crise remonte au 22 juillet 1898. S'étant présentée au brevet, elle échoua, et à la nouvelle de cet échec, elle perdit connaissance en poussant des cris,
En septembre dernier nouvelle crise à la suite de discussions de famille. Comme dans la première elle tombe après avoir perdu connaissance et en poussant des cris. Jusqu’au 20 octobre, date de son entrée, deux nouvelles crises.
Crise. — Perte de connaissance totale, pas d’aura, n’entend ni ce qui se dit ni ce qui se fait autour d’elle ; ne conserve aucun souvenir de l’état par lequel elle vient de passer. Ne s’est jamais mordu la langue. Jamais d’écume aux lèvres. Pas de miction involontaire. La durée des crises est variable, mais généralement assez courte. Au réveil sensation de fatigue. Tendance au sommeil.
Examen. — Hémianesthésie droite généralisée. Anesthésie au contact, à la piqûre.
Par moment, le côté droit redevient brusquement sensible mais d’une façon très passagère.
La malade éprouve une sensation constante de froid du côté droit. On ne trouve cependant aucune différence de température locale.
Pas de zone hystérogène bien nette, pas même au niveau des ovaires. Peut-être seulement un peu d’hyperesthésie au-dessous du sein droit.
Anesthésie légère à la chaleur.
Le froid est perçu plus froid du coté droit que du gauche.
En somme hypoesthésie considérable sans dissociation véritable.