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refroidissement, et en juin). Mais ces deux premières étaient peu abondantes.
Actuellement, la malade vomit toujours surtout après le repas du matin. Ces vomissements sont aigres, formés de matières non digérées et surviennent une demi-heure après le repas.
Douleurs dans le côté droit à forme hémiplégique, qui lui enlévent sa force. Elle urine fréquemment et abondamment. Pertes blanches constantes, surtout après les crises.
Examen. — Diminution de la force du côté droit. Celle-ci revient vite par l'exercice. Pas d’incoordinations ni de parésie vraie, Léger tremblement des doigts. c
Sensibilité abolie à droite, sur la face également. Hémianesthésie passagère au froid, au chaud, à la douleur et au contact. Les réflexes rotuliens sont normaux.
Zone hystérique au creux épagastrique, à la région ovarienne droite, sous-mammaire. Clou.
Col utérin normal. Zone hystérogène sur tout le trajet du vagin surtout au cul-de-sac droit empêchant depuis qu’elle est mariée des rapports avec son mari.
19 septembre. — Application d’aimants avec friction des globes oculaires. A la suite, retour de la sensibilité sur le bras, le tronc et les jambes. Elle a toujours de la polyurie.
25 septembre, — Alternatives de périodes de boulimie et d’anorexie, La malade souffre de l’estomac quand elle a de la boulimie. Pendant la période d’anorexie elle ne souffre pas, sauf si elle mange trop. Elle a alors des douleurs d'estomac et des vomissements fréquents,
28 septembre. — Elle est dans une période anorexique ; hypnose par fixation d’un objet brillant, en même temps que l’on produit sur tout le corps des étincelles électriques. A la suite de cette action, la sensibilité reparaît. Le champ visuel est considérable ment augmenté : on observe toujours de la polyurie.
3 octobre. — La malade se tient sans difficulté sur l’une ou l’autre jambe : elle accuse cependant un peu de tremblement. La sensibilité parait conservée partout. La malade présente une cépha-
lo
lée continuelle avec insomnie. Les phénomènes douloureux du côté de l'estomac ont persisté avec autant d'intensité.
80 octobre. — La malade a eu des contrariétés et a failli prendre une crise. À l'examen des organes génitaux, on trouve un peu d’hyperesthésie de la vulve à droite, Au toucher, le vagin jusqu’au fond du cul-de-sac est très hyperesthésié à droite, Au cathétérisme urétral, spasme vésical intense et douloureux.
M. le Dr Tournier pratique l'hypnose avec application d’aimants sur l’abdomen. Electrisations du vagin, du sphincter. Prescription : Cachets de bleu de méthylène,
6 décembre. — Disparition de l’hyperesthésie vaginale. Tous les autres symptômes diminués n’ont pas reparu.
Hyperesthésie des muscles intercostaux. Electrisation du sphineter vésical et du cul-de-sac droit du vagin par les courants continus.
12 décembre. — La malade n’éprouve plus de céphalée, la douleur dans le flanc droit a disparu. Urines peu abondantes. Douleurs dans les lombes avec sensation de froid. Au toucher vaginal plus de douleur, sauf sensation vague au bulbe du vagin en comprimant fortement les parois vers la vessie.
$ OBSERVATION XI (inédite).
Hystérie, — Anesthésie. — Parésie. — Guérison.
Me C. Rien à signaler dans les antécédents héréditaires. En janvier 1895, la malade fut atteinte de grippe, et pendant la convalescence, a présenté des symptômes de néphrite. En mars le D: Tournier constata une forte quantité d’albumine (2 à 8 gr. par litre), une anémie considérable, et de l’œdème des jambes. En examinant l'abdomen, il trouva un fibrome du volume des deux poings dont la malade ne soupçonnait pas l'existence. La malade fut très effrayée de cette révélation.
L'albumine au bout de huit à dix jours de traitement, diminua