‹ De la suggestion et de ses applications à la thérapeutiqueChapitre 110 sur 280 · L’IDÉE DEVIENT ACTE · texte numérisé non relu

L’IDÉE DEVIENT ACTE

exemple d’inhibitions, Brown-Séquard cite l'arrêt du cœur sous 1 influence de l'excitation des ganglions sympathiques abdominaux, l’arrêt de la respiration par irritation des nerfs laryngés, l'inhibition de l’activité mentale ou perte de connaissance par simple piqûre du bulbe, le cœur continuant à battre ; l’amaurose réflexe à la suite d’une lésion du trijumeau et d’autres nerfs, ou de la section partielle des corps restiformes chez les lapins Les suggestions négatives dont nous avons parlé rentrent dans le même ordre défaits.

Le mécanisme de la suggestion, en général, peut donc se résumer dans la formule suivante : accroissenent de V excitabilité réflexe idèo -motrice, idéo-sens il ive . idéosensorielle. De même que par certaines influences, la strychnine, par exemple, l’excitabilité sensitivo-motrice est accrue dans la moelle, de manière que la moindre impression à la périphérie d’un nerf se transforme immédiatement en contracture, sans que le cerveau modérateur puisse prévenir ou empêcher celte transformation, de même dans l'hypnotisme l’excitabilité idéo-réflexe est accrue dans le cerveau, de manière que toute idée reçue se transforme immédiatement en acte, sans que l’organe psychique de perfec-

* L'acte initial lui-même, dit Brown-Séquard, à l’aide duquel un individu est jeté dans l’hypnotisme, n’est qu’une irritation périphérique (d’un des sens ou de la peau) ou centrale (par iniluence d’une idée ou d'une émotion) qui produit une diminution ou une augmentation de puissance dans certains points de l’encéphale, de la moelle épinière ou d’autres parties, et le braidisme ou l'hypnotisme n'est rien autre chose que l’état très complexe de perte ou d’augmentation d'énergie dans lequel le système nerveux et d’autres organes sont jetés sous l’influence de l’irritation première périphérique ou centrale. Essentiellement donc, l'hypnotisme n’est qu’un effet et un ensemble d’actes d’inhibition et de dynamogénie. •• ( Gazette hebdomadaire , 1883, p. 137.)

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