‹ De la suggestion et de ses applications à la thérapeutiqueChapitre 111 sur 280 · C SOMMEIL PAU SUGGESTION · texte numérisé non relu

C SOMMEIL PAU SUGGESTION

tionnemenl, l'étage supérieur du cerveau puisse empêcher la transformation.

Ce n'est là qu'une formule, je le sais; je n’ai pas la prétention d émettre une théorie. Dans le domaine psychologique, la cause et l’essence des phénomènes nous échappent. Telle qu’elle est, celte formule, si je ne me trompe, sert au moins à concevoir un mécanisme que l'esprit ne peut interpréter rigoureusement. I n peu de lumière surgit, il me semble, de celte conception théorique, tout imparfaite qu’elle est : nous comprenons que ces phénomènes curieux puissent exister normalement, à l’état de veille, chez certains sujets qui, par une disposition particulière de leurs centres nerveux, ont plus ouvertes, plus faciles à frayer les voies de la réflectivité intracérébrale, et qui ont en même temps un aflaiblismont do l’état de conscience modérateur de l'automatisme réflexe. On conçoit aussi que ceux qui ont été souvent hypnotisés peuvent avoir contracté par l’habitude, c’est-à-dire par la répétition fréquente des phénomènes provoqués, une augmentation de cette excitabilité ideo-rétlexe ; les voies [dus souvent frayées offrent à 1 influx nerveux un dégagement plus facile et plus rapide; 1 impression suit ce chemin de préférence, même a 1 état de veille ; et c’est pour cela que les sujets dressés cl éduqués par les hypnotisations antérieures peuvent, sans être de nouveau hypnotisés, manifester les mêmes phénomènes, réaliser les mêmes aides, sous l influence toute-puissante sur eux de la suggestion.

Le sommeil lui-même naît d’unesuggestion consciente ou inconsciente. Celui qui s’affirme qu'il va dormir ou auquel on 1 affirme par la parole ou par le geste, immobilisant sa pensée sur l'idée du sommeil, en ressent peu

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