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MODIFICATION DE L’ÉTAT DE CONSCIENCE

regarde; les images matérielles frappant l’encéphale et appelant son activité nerveuse au dehors, la concentration psychique cesse ; les centres qui ont perçu des impressions avec une accumulation de force nerveuse, ne retiennent plus qu’une force nerveuse moindre ; l’état de conscience est modifié, l'impression est éteinte, pour reparaître, si le même état de concentration se reproduit, par la simple occlusion des yeux.

Un phénomène du même ordre se produit chez nous instinctivement. Quand nous voulons rappeler un souvenir ou créer en nous une impression profonde, liuscrirc dans notre cerveau de manière qu'elle soit susceptible d'être réveillée à un moment donné, que faisonsnous? Nous nous concentrons ; nous fermons les yeux; nous fermons le sensoriuin à toute impression autre ; et ainsi nous évoquons le souvenir latent ou bien nous gravons profondément l'impression voulue. Elle disparait bientôt, quand l'activité cérébrale se diffuse de nouveau sur un grand nombre d’objets, sur toute la périphérie nerveuse; mais elle reparaît facilement, si l’activité cérébrale revient à se concentrer; le souvenir gagne pour ainsi dire eu profondeur, en netteté, ce qu’il perd en continuité.

N'est-ce pas pour cela aussi que les souvenirs de l'enfance, déposés dans un cerveau plusjeune, plus impressionnable, plus crédule, moins préoccupé d'idées multiples, qui se concentre plus facilement, dans lequel les phénomènes de l’activité automatique prédominent, ces souvenirs se gravent plus profondément et s'évoquent plus facilement. Dans la vieillesse, alors quclamémoire faiblit, les souvenirs de l’enfance persistent toujours, reparaissent par intervalle, et ne s'éteignent jamais

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