‹ De la suggestion et de ses applications à la thérapeutiqueChapitre 149 sur 280 · DES PHÉNOMÈNES PRÉTENDUS PHYSIQUES · texte numérisé non relu

DES PHÉNOMÈNES PRÉTENDUS PHYSIQUES

. grande partie sinon en totalité, des phénomènes psychiques. Je ne prétends pas expliquer par la suggestion les faits constatés par d’autres observateurs; je tiens • seulement à dire que je n'ai pu, sans suggestion, les ; produire. Dès lors, fallait-il prendre comme point de départ de mes recherches des faits élémentaires, physiques et apparents, comme vous dites, que je n’ai pu constater moi-même ? Ai-je dérogé à la méthode vraiment scientifique parce que je n'ai raisonné que sur ce que j’ai vu?

Et d'ailleurs, j’admets que ces faits d’un ordre pure-

I ment physique ou physiologique soient exacts et cons- 1! tants ! Est-il vrai de dire qu'ils sont plus simples et plus

élémentaires, plus faciles à interpréter que les faits || psychologiques que nous avons observés? Est-il vrai qu’on puisse s’élever des uns plus simples aux autres

I I plus complexes et plus délicats ? Je réponds : Nullement,

I ; parce que ces faits sont d’un ordre absolument différent.

Les phénomènes suggestifs ont leurs analogues dans ; la vie normale et pathologique; la nature les produit -spontanément. Les paralysies, les contractures, l’anesi thésie, les illusions sensorielles, les hallucinations -e flrréalisent dans le somnambulisme naturel, dans l’hystérie, dans l’aliénation mentale, dans l’alcoolisme, dans i d’autres intoxications; ils se réalisent chez nous tous dans le sommeil normal; endormis naturellement, nous -sommes tous suggestibles et hallucinables par nos I, propres impressions ou par les impressions venant d autrui. M. Alfred Maury a bien étudié les hallucinai lions dites hypnogogiques, celles qui surviennent dans la période qui précède le sommeil ; quelques personnes continuent à en être obsédées dans la période qui suit i immédiatement le réveil.

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