CA TA F. E PS I K SUGC. EST I V E
avec une épingle, il réagit vivement ; je débouche un Flacon d'ammoniaque devant son nez, il contracte ses narines et manifeste l’impression perçue. Alors je lui dis : « Vous ne sentez plus rien; tout votre corps est insensible; je vous pique, vous 11e le sentez pas; je mets de l’ammoniaquedevant votre nez, vous ne perccvezabsolument rien. » Chez beaucoup, l’anesthésie survient ainsi par suggestion. Quelquefois, l’anesthésie cutanée s’obtient seule à un certain degré, tandis que les muqueuses olfactive et oculaire restent réfractaires à la suggestion.
Si donc, chez un certain nombre de sujets, l'insensibilité hypnotique est. assez parfaite pour permettre les opérations chirurgicales les plus laborieuses, chez la plupart il n’en est point ainsi. L'hypnotisme ne peut être érigé en méthode générale d’anesthésie chirurgicale; il ne peut remplacer le chloroforme. Ajoutons que les préoccupations anxieuses qui obsèdent l’esprit des malades au moment d'une opération empêchent souvent la concentration psychique nécessaire au développement de l'état hypnotique.
Les altérations de la molillité sont plus fréquentes et plus faciles à obtenir que celles de la sensibilité. Tous les hypnotisés, sauf ceux du premier degré, sont susceptibles de la catalepsie suggestive.
Nous avons vu que ce phénomène se manifeste avec des variantes suivant le mode et le degré de suggestibilité. Le cerveau réalise la suggestion avec pinson moins de contraction ou de contracture. Tantôt la catalepsie est flasque , si je puis dire; le membre tixé en l’air retombe à la moindre pression exercée sur lui. Tantôt la catalepsie est plus ferme, sans être rigide, catalepsie cireuse. Les membres obéissent aux mouvements im-