CONTUSION DOULOUREUSE LU- DELTOÏDE
Observation I.XXV. — Contusion douloureuse du deltoïde. —
Impossibilité de lever le bras. — Guérison presque complète
en deux séances.
Sch..., soixante-trois ans, manœuvre, à Nancy, portant des madriers, le 3 septembre, à neuf heures du matin, tomba sur l’épaule gauche qui heurta contre un mur.
Le 4 septembre, je constate une contusion simple. Le patient ne peut lever le bras, ni le détacher du tronc sans se servir de l'autre main; la douleur existe vers la partie antéro-interne du deltoïde. Je l 'hypnotise séance tenante; il arrive au deuxième degré ; je lui suggère la disparition de la douleur et la possibilité de lever son bras. A son réveil, il l’élève à 4a degrés sans se servir de l'autre main et jusqu’au sommet de la tête à l'aide de celle-ci. La douleur a beaucoup diminué.
Le 5 septembre, deuxième séance, troisième degré. Après la séance, il porte son bras jusqu'au sommet de la tête et le tient verticalement en l'air. Avant la séance, le bras étant soulevé, il ne pouvait le baisser progressivement ; le bras retombait brusquement. Actuellement, il peut le maintenir en l’air. 11 ne reste qu’un peu de gène douloureuse dans le deltoïde.
Observation LX.XVI. — Douleur musculaire au /lanc datant de un mois, enlevée par deux séances hypnotiques.
M... (Emile), vingt-neuf ans, d’une bonne santé, poseur à la gare de Rou.xières, accuse, depuis un mois environ, une douleur entre le rebord costal et l’épine iliaque antérieure à droite. Au repos, il ne ressent rien qu’un certain picotement. La douleur se manifeste quand il lève le bras eu l'air; quand il a travaillé le jour, il la sent jusqu'à minuit. Actuellement, il ne peut lever le liras ni faire le moindre effort sans ressentir une vive douleur. Je ['hypnotise ; il arrive en sommeil assez profond; se rappelle, au réveil, avoir entendu parler, mais sans savoir ce que j’ai dit. Au réveil, il n'accuse plus aucune douleur et peut soulever une chaise à bras tendu sans aucune douleur.
SCÜtiESTION, 3' ÉDIT.
ô30 OBSERVATION .
11 revicnl me voir le 9 octobre. La douleur, disparue à deux heures, a reparu à six heures du soir, avec élancements. Actuellement, la pression détermine une douleur au-dessus de l’épine iliaque ; les efforts déterminent des élancements intermittents. Vers le rebord costal gauche, il aurait aussi, par moments, des points douloureux. Après une nouvelle suggestion hypnotique, la douleur a disparu complètement; le malade n’est pas revenu et a repris son service.
Observation LXXV1I. — Point douloureux au côté presque disparu après suggestion.
M... (J.), garde-poseur à la gare d’Agincourt, vient me consulter le 4 octobre 1884. Il y a huit jours, il s’est fait, à la suite d'une chute, une contusion au côté droit. Il a cependant continué son travail. Je constate un point douloureux à la pression, au rebord costal droit axillaire; il se manifeste surtout quand il remue, quand il travaille, quand il se lève, après avoir été couché.
Après sommeil (troisième degré) et suggestion, le point a presque complètement disparu.
Observation LXXVIII. — Douleur dans les muscles épitrochléens datant de deux mois. — Guérison en deux séances.
T... (François), âgé de vingt ans, ouvrier aux forges de Pompey, vient à la consultation le 8 mars I88U. Depuis deux mois, il accuse de la douleur vers l’épitrochlée, le tiers inférieur du bras, le bord interne du biceps et dans le groupe musculaire de l'épitrochlée. La pression de celte région détermina une sensibilité vive ; s’il veut enlever une grosse charge, c’est une douleur intense. Le mois dernier, il a dû arrêter son travail pendant seize jours; ce mois, il a travaillé.
Hypnotisé séance tenante, il entre en somnambulisme. Au réveil, plus clc douleur spontanée. Il serre avec assez de force et sans douleur.
11 revient le 14. îYa plus eu de douleurs; seulement, de temps en temps encore, des picotements douloureux vers l’épitrochlée, trois à quatre fois par jour, en tout pendant une à deux heures. La pression ne détermine de la sensibilité que vers l’épitrochlée ; le bras n’est plus sensible, les