DOULEURS RHUMATISMALES ARTICULAIRES
secondes phalanges de l'annulaire, du médius et de l’index droit. Après suggestion, h:* douleurs disparaissent.
S. — N'a plus aucune douleur. Remue la main, fléchit et étend les doigts sans aucune douleur. L’appétit est bon. La malade se plaint encore de lourdeur dans les jambes; elle est encore triste et pleure facilement. .le l’endors, je lui suggère île la force dans les jambes, et de la gaité. Elle se réveille en riant.
0. — Va plus de douleur. A été levée hier; a eu seulement quelques nausées; n’accuse plus de tristesse.
10. — Continue à aller très bien ; appétit : a été levée toute l’après-midi. Plus de leucorrhée.
La malade reste encore au service jusqu’au "O août, elle est levée toute la journée, remue bras et jambes sans le moindre malaise, et sort tout à lait guérie.
Obskhvation XCVII. — Douleurs dorsale et mitucarpo-phalan yienne du médius , l'origine raumatisinale. — Guérison en deux jours par suggestion.
R... Charles . Agé de neuf ans, vient à l’hôpital le 10 novembre 1885. Il y a trois ans il aurait eu un ihumatisme articulaire aigu d'une durée assez longue qui l'empêchait de marcher. Actuellement, il est malade depuis trois mois d'un nouveau rhumatisme. L'alTection aurait débute par une douleur dans une hanche l'empêchant de marcher. Puis les genoux, les cous-dc-pied se prirent successivement. Il y a huit jours, le malade qui paraissait guéri, se levait et marchait, lorsqu'il se refroidit et eut des douleurs dans le dos et les genoux. Il tousse un peu depuis un temps indéterminé; il a des battements decœur depuis trois mois sansoppression.
('.'est un garçon lymphatique, de constitution délicate non détériorée. La température le IG au soir était de 58, G ; le 17 au matin 37,5 ; au soir 37, 8: à partir du 18, elle est normale. On constate un souffle doux présystolique et systolique à la pointe du cœur et quelques râles secs disséminés. Sa main gauche est légèrement tuméfiée encore et la pression développe une st lisibilité vire a la première articulation métacarpo-phalangienne du médius. Les autres jointures sont dégagées. Mais l'enfant accuse une douleur vive dans la région dorsale spontanée et a la pression.
OBSKItVATlON
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Cette douleur est immédiatement enlevée par suggestion hypnotigue (sommeil profond) le 10 au soir. Le lendemain matin, j enlève la douleur métacarpo-phalangienne. L’enfant sort guéri le 2(1 ; les douleurs n’ont pas reparu.
Observation XCYIII. — Douleurs rhumatismales dans les reins la cuisse droite, le long du sciatique depuis quinze jours. — Guérison par suggestion après une dizaine de jours.
W... (Jules), trente-cinq ans, machiniste, entré à l’hôpital le 21 mars 1X87. Il accuse depuis quinze jours des élancements douloureux dans les reins , lu moitié inférieure du dos, lu face postérieure de la cuisse droite et le jarret. Cette douleur a apparu brusquement à dix heures du soir; il n’a pu dormir, ni travailler le lendemain 8 mars ; il est resté alité depuis. La douleur est continue, s’accompagne d’exacerbations lancinantes qui durent cinq ou dix minutes. Il dort mal et est réveillé par celle douleur ; elle s’irradie aussi de la fesse au pli de l’aine. Depuis huit jours, le malade accuse aussi des fourmillements dans les doigts, la main, le bras droits; et dans le membre inférieur du même côté. Ces fourmillements viennent deux ou trois fois par jour et durent cinq ou six minutes ; ils s’accompagnent d’une sensation d'engourdissement. Comme antécédents morbides : dysenterie il y a un an, pour laquelle il fut traité au service pendant un mois.
litat actuel. — 29 mars. Constitution forte. Apyrexie. Les fonctions digestive, circulatoire et respiratoire sont normales. Tous les mouvements s’exécutent normalement dans les membres; la force musculaire esL conservée; il n’y a pas d’exagération des réflexes tendineux. La sensibilité est normale. La douleur existe spontanée et à la pression, « la face postéro-externe de la cuisse droite et dans toute la fesse. Onia constate aussi dans la colonne vertébrale depuis la dixième dorsale jusqu'au coccyx cl dans toute la gouttière vertébrale du cèjtè droit, l’as de douleur en ceinture.
Diagnostic : rhumatisme spinal ou nervo-musculaire.
Le 29 mars, le malade est mis facilement en sommeil profond. Suggestion.
Au réveil, la sensibilité douloureuse persiste à la pression Le 24, il dit que la douleur est moins intense; il n'a plus
ÜIIIMATISMI NKliVO-MlSClLAim
pu d'engourdissement que pendant dix minutes vers deux heures du malin. Ou constate que les douleurs existent encore à la pression dans la cuisse et la gouttière vertébrale du côté droit. Suggestion.
ili. — N'a pins eu de fourmillements ni d'engourdissement dans les membres ; a eu moins d'élancements] souffre encore en marchant. Suggestion.