‹ De la suggestion et de ses applications à la thérapeutiqueChapitre 265 sur 280 · PRÉCEPTES MÉDICAUX · texte numérisé non relu

PRÉCEPTES MÉDICAUX

Mais avant de l’appliquer, voici les préceptes auxquels je crois devoir m’astreindre et auxquels tout médecin devra s’astreindre, pour sauvegarder sa conscience et son honneur professionnel :

1° Ne jamais endormir aucun sujet sans son consentement formel ou le consentement de ceux ayant autorité sur lui.

2" Ne provoquer le sommeil qu’en présence d’un tiers autorisé, parent, mari, père, etc., qui garantisse à la fois l’hypnotiseur et l’hypnotisé. Un préviendra ainsi toute supposition fâcheuse, toute accusation ultérieure, Lout soupçon de tentative qui n’aurait pas pour but le soulagement du sujet. * (Beaunis.)

3" Ne pas donner au sujet hypnotisé, sans son consentement, d’autres suggestions que celles nécessaires à sa guérison. Le médecin n’a de droits que ceux qui lui sont conférés par le malade; il doit se borner à la suggestion thérapeutique : toute autre expérience lui est interdite, sans le consentement formel du malade, fûtelle dans l’intérêt de la science. Encore le médecin ne doit-il pas profiter de son autorité sur le malade pour provoquer ce consentement, lorsqu’il pense que l’expérience qu’il veut faire peut avoir le moindre inconvénient.

C’est la suggestion appliquée à la thérapeutique que, comme médecin et professeur de clinique, j’avais le devoir d’étudierd’une façon spéciale.

J'ai le droit d’affirmer, m’appuyant sur de nombreux faits, que la thérapeutique suggestive existe, sans vouloir dire que celle thérapeutique soit toujours applicable, ni toujours efficace. Mais elle l’est souvent. Ce n’est pas dans un but oiseux, ce n’est même pas dans

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