HALLUCINATIONS COMPLEXES POST-HYPNOTIQUES
fait un pari, dit-il, vous vous êtes fait raser d’un côté ! lit ce nez! vous étiez donc aux Invalides ? »
Une autre fois, je lui suggère, dans une salle de malades, qu’il verra dans chaque lit un gros chien à la place des malades, et il est tout étonné, à son réveil, de se trouver dans un hôpital de chiens.
Un jour, qu’il me racontait avoir été maltraité parla femme de son propriétaire, je lui suggérai qu’à son réveil il verrait le mari entrer dans la salle et lui ferait des remontrances sur les agissements de sa femme, puis qu’aprèscinq minutes de ces remontrances bien accentuées, il se rendormirait spontanément. Aussitôt réveillé, il voit en elfet son propriétaire, et, savançant vers lui :
« Ah! bonjour, monsieur H... ; je suis content de vous rencontrer, car je dois vous dire ce que j’ai sur le cœur. I Votre femme est une mauvaise femme ; elle m’a battu. I Cela ne se passera pas comme ça. Je vais aller me plaindre à la police, etc., etc.» Au bout de quelques minutes, pendant lesquelles il continue à récriminer vivement, il va se rasseoir sur une chaise et se rendort.
A Sch... je dis, en présence de AI. le docteur Christian, médecin en chef de l’asile de Gharenton : « Quand vous vous réveillerez, vous irez à votre lit ; vous trouverez là une dame qui vous remettra un panier de fraises, vous la remercierez, vous lui donnerez la main, puis vous mangerez les fraises. » Réveillé une demi-heure plus tard, il va à son lit et dit : « Bonjour, madame, je vous remercie beaucoup » ; il lui prend la main. Je m approche, il me montre le panier de fraises fictif. «Oùest-clle, la dame? » lui dis-je. Il répond : * Elle est partie ; la j1 voici dans le corridor » ; il me la montre par la fenêtre I qui donne sur le corridor. Puis il mange les fraises, 1 une I après l’autre, les portant délicatement à la bouche, les i