EXPÉRIENCES DE CHARLES RICHET
colonne cervicale, et on peut en imposer à quelques-uns. à tel point qu’ils ne bougent pas. même si un coup de fusil est tiré dans le voisinage. La friction douce avec la main, en croix sur le front et les yeux, serait aussi i un moyen auxiliaire précieux pour calmer et assoupir le cheval le plus doux comme le plus violent. »
En 1839, le I)r Wilson, en Angleterre, produisit cet étal qu’il appela trance , sur les animaux du jardin zoologique de Londres; enfin, plus récemment, en 1881, Beard, à Boston, compara ces phénomènes dits de trance ou trancoïdaux de l’animal à l'hypnotisme île l’homme et montra qu ils peuvent être obtenus par diverses méthodes : peur (altitude imprimée aux animaux «pii les rend incapables de résister, décubitus sur le dos, ligature), passes magnétiques, fixation avec les yeux, lumière vive (pèche des poissons au flambeau, insectes attirés à la lumière), musique; toutes méthodes qui troublent l’équilibre psychique et concentrent l’activité cérébrale • vers une seule idée '.
En 1873, Charles Richet* reprit les expériences sur l’homme et étudia de nouveau le somnambulisme prowoqué ; il montra que parles passes dites magnétiques, ;par la fixation d'un objet brillant et d’autres procédés empiriques, on obtient une névrose spéciale analogue au somnambulisme naturel. Difficile à obtenir la pre-
’ Rca un. Geo. M. Trance and trancoidal States in lhe loivcr ■militais. I Journal of Comparative médecine and surgeru. Avril
Tous ces renseignements sur les faits île Czermack, Dreyer, 8a lassa et Reard, sont extraits d'une Revue générale de l'hypnotisme, par Mobius, de Leipzig. In Schmidl's Jahrbücher , Hand '190, ii° I, 1881.
Charles Riciiet, Journal de l'anatomie et de la physiologie , 187.J. — Archives de physiologie. 1880. — Revue philosotihioue •1880 pi |X83. H ’