‹ De la suggestion et de ses applications à la thérapeutiqueChapitre 10 sur 265 · DEGRÉS D'HYPNOTISME · texte numérisé non relu

DEGRÉS D'HYPNOTISME

façon à fixer pour ainsi dire l'idée de cette attitude dans le cerveau, alors il reste.

Enfin chez d’autres, on n’obtient la catalepsie que par suggestion formulée verbalement : il faut dire à l’hypnotisé : vos bras restent en l’air, vos jambes restent en l’air. Alors seulement ils restent. Quelques-uns gardent l’attitude nouvelle passivement, si on ne leur dit rien; mais si on les défie d’en sortir, ils se ressaisissent pour ainsi dire, font appel à leur volonté engourdie et baissent leur membre; souvent alors ils se réveillent. Ces cas constituent des degrés intermédiaires entre le premier et le second degré. La plupart, au contraire, ne peuvent en dépit de tous leurs efforts modifier l’attitude imprimée.

On suit ainsi par le mode spécial de l'état cataleptiforme le développement progressif de la suggestibilité. Chez un très grand nombre cet état est d’emblée très accentué; dès la première hypnotisation, les membres gardent spontanément l’attitude communiquée, sans qu’il soit nécessaire de formuler la suggestion; ils y restent, tantôt fixés aussi longtemps que l'hypnotisme persiste, tantôt retombant lentement, graduellement, au bout de quelques minutes, un quart d'heure, une demi heure ou plus encore.

A leur réveil, quelques-uns des sujets qui n’ont pas dépassé le second degré se figurent qu'ils n’ont pas dormi parce qu’ils se rappellent avoir tout entendu; ils croient y avoir mis de la complaisance, mais en répétant l’expérience, la catalepsie suggestive reparaît. Si ce n’est pas un sommeil, c’est au moins un état psychique spécial qui diminue la force de résistance cérébrale, qui rend le cerveau docile à la suggestion.

Dans un troisième degré , l'engourdissement paraît plus prononcé, la sensibilité tactile peut être émoussée on éteinte; outre la catalepsie suggestive, le sujet est susceptibles de mouvements automatiques . .le tourne ses deux bras, l'un autour de l’autre ; je dis : « Vous ne pouvez plus arrêter. » Les bras continuent à

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