DEGRÉS D’HYPNOTISME
tourner plus ou moins longtemps ou indéfiniment. Le sujet entend tout ce qui se dit autour de lui.
Chez quelques-uns, cet automatisme rotatoire succède à l'impulsion communiquée aux bras; la suggestion par la parole n’est pas nécessaire. On peut aussi dans ce degré déterminer de la contracture suggestive.
Le quatrième degré est caractérisé, outre les phénomènes précédents, par la perte de relations avec le monde extérieur. Le sujet entend cequedit l’opérateur, il n’entend pas ce que disent les autres personnes, ce qui se dit autour de lui : ses sens ne sont en communication qu'avec l’endormeur. Mais ils sont susceptibles d’étre mis en relation avec tout le monde.
Les cinquième et sixième degrés , caractérisés, pour M. Liébeault, par l’oubli au réveil de tout ce qui s’est passé pendant le sommeil, constituent le somnambulisme. Le cinquième degré est le somnambulisme léger : les sujets se rappellent encore vaguement, ils ont entendu confusément à de certains moments: certains souvenirs se réveillent spontanément. Anéantissement de la sensibilité, catalepsie suggestive, mouvements automatiques, hallucinations par suggestion : c’est alors que tous ces phénomènes dont nous allons parler plus en détail atteignent leur plus grande expression.
Dans le somnambulisme profond ou sixième degré, le souvenir de tout ce qui s est passé pendant le sommeil est absolument éteint et ne peut se réveiller spontanément.
Nous verrons plus loin que ces souvenirs peuvent toujours être réveillés artificiellement.
Le sujet reste endormi à la volonté de l’opérateur et devient un automate parfait, docile à tous ses ordres.
Cette division du sommeil en plusieurs degrés est purement théorique : elle permet de classer chaque sujet influencé, sans grande description. Il existe des