PRATIQUES DIVERSES ET GUÉRISSEURS
Mais pendant le cours de ces recherches j'appris à connaître la méthode suggestive de M. Liébeault; je constatai des résultats thérapeutiques bien autrement constants, bien autrement rapides. Ce que l'aimant produit, la suggestion simple leproduit toujours, et jeme demandai si J a vertu thérapeutique des métaux et des aimants ne serait pas une vertu simplement suggestive. Une de mes observations qu’on lira plus loin parle dans ce sens. Je ne veux pas cependant affirmer qu'il en soit absolument ainsi. A l’observation ultérieure appartient de répondre. Ce qui est certain, c'est que la suggestion joue un très grand rôle dans les effets dynamiques obtenus. La médecine des aimants et des métaux n’est peut-être qu'une médecine d’imagination. Et, si Trousseau avait pu voir ce que réalise l’imagination dans le sommeilhypnotique, il n’aurait sans doute pas attribué à un autre mécanisme l’influence thérapeutique des aimants.
Et maintenant, sans qu'il soit nécessaire d'insister, on comprendra facilement l’efficacité possible des pratiques diverses qui se sont succédé depuis l’antiquité jusqu'à nos jours, appliquées à la guérison des maladies. Citons les invocations des prêtres égyptiens pour obtenir de chaque génie la guérison des membres soumis à son influence , les formules magiques qui enseignaient l'usage des simples contre les maladies, la médecine des descendants d'Esculape dans les Asclépies ou temples de ce dieu. Citons encore la poudre sympathique de Paracelse, les tracteurs métalliques de Perkins, et les tracteurs pseudo-métalliques (en bois) non moinsefûcaces des Drs Haygarth et Falconer, et de nos jours la médecine homœopalhique, et la médecine de Mattéi. Faut-il parler du toucher du roi, des guérisons miraculeuses au tombeau du diacre Paris, et des guérisons non moins miraculeuses de Knock, en Irlande et surtout de Lourdes en France? Et les nombreux guérisseurs, dont quelquesuns honnêtes, se croyaient doués comme certains magnétiseurs de propriétés surnaturelles, et qui faisaient delà suggestion, sans le savoir, l'Irlandais Gréalrakes, le prêtre allemand Gassner, le prince abbé de Hohenlohe,