SUGGESTIONS RELIGIEUSES
cette rhubarde imaginaire, elle s’éveilla et eut en cinq ou six fois des évacuations faciles.
Le même résultat s’est présenté dans un fait rapporté par Demangeon. ( De U imagination 1879). « Un moine devait se purger le lendemain matin, il rêva qu’il avait pris le médicament, et enconséquence, il se réveillapour céder aux sollicitations naturelles : il eut huit gardesrobes abondantes. »
Mais parmi toutes les causes morales qui faisant appel à l’imagination mettent en œuvre le mécanisme cérébral des guérisons possibles, nulle n’est aussi efficace que la foi religieuse. A elle sont dus certainement nombre de guérisons authentiquement constatées.
La princesse de Schwarlzenberg était atteinte depuis huit années d'une paraplégie pour laquelle les plus célèbres médecin^ d’Allemagne et de France avaient été consultes. En 1821, le prince de Hohenlohe, prêtre depuis 1815. conduit auprès de la princesse un paysan qui a convaincu le jeune prêtre de la puissance de la prière pour la guérison des malades. La paralytique est dégagée des appareils mécaniques qui lui sont appliqués depuis quelques mois par le Dr lleime, pour lutter contre la contracture des membres. Le prêtre invite laparalytique à joindre sa foi à la sienne et à celle du paysan. — Vous croyez-vous déjà soulagée? — Ohi oui, je le crois d’une foi sincère. — Eh! bien, levez-vous et marchez.
A ces mots la princesse se leva, fit quelques tours dans la chambre, essaya de monter et descendre les escaliers. Le lendemain elle se rendit à l’église, et depuis ce moment elle a conservé l’usage de ses membres. (Charpignon).
Le lecteur a compris qu'il s’agissait d’une de ces paralysies nerveuses, si communes, souvent opiniâtres, susceptibles de guérir parfois par une émotion violente.
La même chose peut avoir lieu pour les contractures hystériques. « Une émotion morale vive, dit Charcot, un ensemble d’événements qui frappent fortement l'imagination, la réapparition des règles depuis longtemps