ACTION DE L'AIMANT SUR L’ANESTHÉSIE
Le champ visuel gauche, mesuré par M. Charpentier, est de
00 a 1 o centimètres, égal à celui du côté droit.
Le 3 janvier, très légères douleurs dans la jambe gauche. Quelques boutons d acné indique. (Prend I gramme d'iodure de potassium depuis le 26 décembre.) Le tremblement des membies supérieurs a très notablement diminué. Le malade peut ouvrir la main gauche avec lenteur, mais complètement; il peut tenir un verre à la main et le porter à sa bouche, ce qu il ne pouvait plus faire depuis février 1880. Il peut s habiller et se servir de cette main, ce qu’il ne pouvait pas faire. 1 ^
• n® 4 ja“vifr’ persistance de la sensibilité sensitivo-sensofi.e e parfaite. Le tremblement a encore diminué depuis tuer. La main conduit directement et d’un trait le verre à la bouche quelquefois presque sans tremblement, d’autres foi> avec de légers tremblements à l’approche de la bouche; à droite, le tremblement a presque totalement disparu. La force musculaire a considérablement augmenté dans les deux mains. La parésie des membres inférieurs persiste- le malade marche toujours à petits pas en glissant sur la plante des pieds. Les réflexes tendineux persistent, mais ne se généralisent plus.
Le o janv ier, application de l’aimant à cinq heures du soir sur la jambe gauche jusqu’au lendemain: fourmillements dans la jambe et la cuisse, douleurs dans la hanche et le genou, qui disparaissent rapidement. Les réflexes tendineux persistent, mais à un degré moindre; à droite, pas de relie xe du pied, reflexe faible du genou; à gauche, il reste localise dans le membre.
La main gauche conserve ses fonctions, s’ouvre et se ierme, plus lentement que la main droite et avec une certaine raideur, mais peut tout faire, fermer et ouvrir une noutonnière, etc. Le tremblement persiste, mais dans de très taibles proportions et ne gênant plus les fonctions du membre. La sensibilité persiste partout. Tel est encore
1 état du malade aujourd’hui (In avril 1881). Malheureusement pour lui, l'emphysème et l’oppression persistent. La poitrine est encombrée de râles ronflants, sibilants, muqueux, et il est à craindre qu’il ne succombe prochainement aux progrès de son affection pulmonaire.
Le ;i juin, le malade est encore au service; la dvspnée emphysémateuse persiste; ses aggravations sont combattues par les vésicatoires, les ventouses sèches et Tiodure de potassium. La guérison obtenue de l'hémianesthésie se
OBSERVATION
maintient. Le côté gauche du corps et les organes des sens conservent leur sensibilité. Le tremblement est presque nul dans les deux membres.
La contracture musculaire seule a augmenté de nouveau depuis un mois; la main gauche est déformée, les premières phalanges fléchies à angle obtus sur le métacarpe, les autres phalanges étendues, les doiets écartés; le malade arrive lentement et laborieusement à ouvrir la main complètement et à la fermer; on sent une résistance quand on veul soi-même l’ouvrir ou la fermer; le malade peut toutefois se servir de cette main, y tient, par exemple, facilement un verre et le porte à la bouche: la flexion et l'extension du coude se font aussi avec une certaine raideur. Quand le malade marche, on reconnaît qu'il traîne légèrement la jambe gauche ; on constate aussi une résistance, mais peu intense, dans les mouvements du genou; le relèvement de la pointe du pied ne produit pas de trépidation; la percussion du tendon rotulien donne le phénomène du genou, assez accusé; la jambe gauche décrit alors une trajectoire beaucoup plus grande que la jambe droite, si l’on percute comparativement son tendon rotulien.
En résumé, l’action curative de l'aimant sur l'hémianesthésie sensilivo-sensorielle, sur le tremblement et la trépidation réflexe se maintient au bout de cinq mois. Seule, la contracture du membre supérieur, liée à la sclérose progressive du faisceau pyramidal, s’est reproduite. Les membres du côté droit fonctionnent normalement, sans contracture ni trépidation.
Le malade reste au service, à cause de son emphysème pulmonaire; l’état reste à peu près stationnaire ; je laisse de côté son observation qui n’a rien d intéressant en ce qui nous concerne actuellement et j’arrive au 22 octobre 1852.
La contracture s’est reproduite dans le membre supérieur, surtout dans les fléchisseurs des doigts; les premières phalanges sont fléchies sur le métacarpe, les autres phalanges en demi-flexion; le malade ne peut plus ouvrir spontanément la main ; on peut l'ouvrir avec une certaine résistance, mais elle se referme de nouveau comme un ressort; la contracture existe aussi à un moindre degré dans les mouvements du coude et de l’épaule. Dumont ne se sert plus de ce membre. La main droite fonctionne bien : il porte avec elle facilement un verre à la bouche, mais elle est animée de nouveau d’un léger tremblement qui s’exagère un peu à mesure que le verre s’approche des lèvres, toutefois sans