PARÉSIE PAR DOULEUR GUÉRIE PAR SUGGESTION
fourmillements dans les bras et les mains, une céphalalgie presque continuelle, souvent des névralgies dentaires et frontales. Elle a des colères fréquentes.
L’examen des organes ne démontre rien d’anormal.
Diagnostic : métrite, névropathie.
La malade est traitée par suggestion hypnotique ; on obtient un sommeil profond. La première séance, le 24 septembre, donne lieu à une cris e nerveuse qui dure peu-, les douleurs persistent au réveil. Après la seconde séance, le 25, la malade peut marcher, ce qu elle ne pouvait faire depuis le mois d’août et n’accuse plus que des douleurs légères.
Après la troisième séance, la malade n'accuse plus aucune douleur et marche très bien. Le 6 octobre, après douze séances, elle continue à bien aller, elle n’a plus qu’un peu de faiblesse.
Le H, elle se plaint de quelques douleurs à la jambe droite : elles cèdent à la suggestion.
Elle sort, se disant guérie, le 12.
Observation XXV. — Douleurs rhumatismales et nerveuses en ceinture et dans le membre inférieur droit depuis vingt mois. — Dnpossibilité de marcher. — - Inappétence. — Guérison rapide par suggestion à l’état de veille.
E. B..., âgée de quarante-six ans, vient à la consultation de 1 hôpital le 25 mars 1886. Mère de sept enfants, dont le dernier a trois ans, qu'elle a tous nourris, elle s’est bien portée jusqu’en août 1884. A cette époque, elle futprise d’une sensation de froid dans le pied droit, telle que la chaleur du poêle ne parvenait pas aie réchauffer; cette sensation s’accompagnait d’engourdissement et de raideur dans le pied qui l’obligea, depuis ce moment à traîner la jambe. En même temps, se développa une douleur lombaire et en ceinture, qui augmenta surtout en décembre 1884, l’empêchant, à partir de cette époque, de travailler. En février I 885, survint de plus une douleur vive s’étendant de l’aine le long de la face antérieure de la cuisse et de la jambe jusqu’au pied, douleur lancinante existant au repos et s’exaspérant par la marche.
En décembre 1885, cet état s’aggrava au point qu’elle ne pouvait presque plus marcher. Elle se traîne péniblement dans sa chambre, boitant horriblement, et se cramponnant aux meubles. Impossible de descendre seule ou démonter
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OBSERVATION
un escalier. Au lit, elle ne peut se tourner ni s'asseoir sans pousser des cris arrachés par les douleurs à l’aine et autour du tronc, surtout aux reins. Elle n’arrivait à se coucher que péniblement et lentement. Dans les membres supérieurs, elle n’accuse aucune douleur, mais est dépourvue de force ; elle se sent incapable du moindre effort, elle ne peut soulever une bouteille pleine d’eau. Enfin, depuis tout l’hiver, l’appétit est absolument perdu; elle ne peut manger ni pain ni viande; du café et du bouillon constituent toute sa nourriture.
Elle est réglée tous les quatre mois seulement, mais sans douleur, ni abondance exagérée ; elle n'a jamais eu de maladie sérieuse ni de manifestations nerveuses.
C’est une femme assez bien constituée, mais détériorée, déprimée, d’une intelligence médiocre. Je ne constate aucune lésion organique. La pression de la région thoracique inférieure, surtout au niveau des aisselle- et du dos, détermine une vive douleur ; de même celle de l'ame droite, la malade exécute bien tous les mouvements, les réflexes tendineux ne sont pas exagérés; la sensibilité est normale. Elle se tient bien debout, mais marche péniblement en boitant et accusant surtout une douleur à l’aine qui paralyse ses mouvements. Je pense qu’il ne s'agit que de douleurs rhumatismales ou nerveuses. Elle a habité il y a deux ans un logement humide.
Je l’endors le 25 mars; elle n’arrive qu'au second degrc du sommeil. Je suggère la disparition des douleurs et la possibilité de marcher très bien, A son réveil, au bout de dix minutes, je la fais se lever et marcher; je continue la suggestion au réveil. Elle traverse plusieurs fois la salle, presque sans douleur et presque sans boiter : son mari est émerveillé de ce résultat. Je lui dis de revenir le3 mai, étant obligé de m’absenter jusqu’à ce jour.
Elle revient le 3 mai. Le résultat ne s'est pas maintenu. Elle accuse de nouveau les douleurs habituelles, bien que moins intenses; elle boite de nouveau, mais à un degré moindre.
Je réitère la suggestion à l'état de veille et de sommeil; les douleurs diminuent notablement, et elle marche très bien presque sans boiter.
A partir du 5 mai , je continue la suggestion tous les jours. Le sommeil n’est pas profond. A partir du 7 mai, je me contente do faire la suggestion à Létal de veille. J affirme qu’elle n'a plus mal, quelle peut marcher sans