PARÉSIE D'UNE JAMBE GUÉRIE PAR SUGGESTION
.31- — S’est réveillé trois ou quatre fois seulement; a bien dormi; son voisin de lit dit qu'il est beaucoup plus calme et ne s'agite plus.
Il n’a plus eu de douleur. Il mange assez bien, mais dit n'avoir pas de goût pour le bœuf.
I ct avril. — Va bien. A bien dormi. Accuse encore quelques légères douleurs de reins. — Suggestion pour lui faire manger du bœuf.
-• - ConLinue à bien aller; dort bien. A mangé du bœuf avec appétit. N'a plus de douleur. — Quitte l’hôpital.
8. Le petit malade, qui vend des journaux dans la rue, vient depuis trois jours le matin à l’hôpital; il va bien, dort la nuit, continue à manger de la viande; il est debout toute la journée et se plaint encore d une certaine fatigue dans les genoux; nous l’enlevons par suggestion.
Observation XXIII. — Faiblesse avec engourdissement de la jambe droite, névropathigue. — Guérison rapide pur suggestion.
Veuve D..., cinquante- trois ans, entre à l'hôpital le 2o avril 1884. hile accuse, depuis plusieurs années, des troubles divers dyspeptiques et nerveux, parmi lesquels je n'en relève que quelques-uns. Depuis un an, elle a de la faiblesse dans les membres inférieurs, elle marchait en chancelant, sans avoir de vertiges. Depuis le mois de décembre, elle est obligée de s’appuyer sur une canne. Depuis quatre ans, elle serait sujette à des élancements douloureux dans le membre inférieur gauche, s’exaspérant sous l’influence du mauvais temps; actuellement la douleur occupe ou le genou ou la face antérieure de la cuisse gauche; sensibilité en avant de la malléole externe avec sensation d engourdissement. Elle remue bien la jambe droite, elle soulève assez bien aussi la jambe gauche, étant couchée dans son lit; mais elle ne peut maintenir cette dernière immobile en l’air. Depuis trois semaines seulement, elle peut se tenir debout, dit-elle, sur cette jambe. La malade marche a petits pas, avec une certaine raideur dans la jambe gauche qu’elle traîne un peu; cette sensation de raideur avec engourdissement dans la cheville, plus marquée à gauche, existe depuis le pied jusqu’aux genoux et remonte quelquefois aux aines. — Elle se Lient et marche
OBSERVATION
d’ailleurs les yeux fermés. — Lasensibilité estnormale; les réflexes tendineux ne sont pas accrus.
Le 26, suggestion hypnotique (sommeil assez profond;. — Immédiatement après, la malade marche beaucoup mieux, plus vite, et traînant moins la jambe. La sensation de raideur et d'engourdissement dans la cheville a diminué et disparait complètement le soir, à la suite d’une nouvelle suggestion.
Le 28, la malade a de nouveau de l'engourdissement dans la cheville, elle accuse aussi de la douleur dans l'épaule et le bras droits. Tous ces symptômes disparaissent par suggestion. La malade reste encore une dizaine de jours au service pour une angine contractée par refroidissement. Pendant ce temps, elle continue à bien marcher et n éprouve plus ni douleur, ni raideur, ni engourdissement.
Observation XXIV. — Douleurs dans la jambe droite, l empêchant de marcher depuis six semaines — Amelioration après une séance; guérison en quatre.
B... (Pauline), vingt et un ans, tailleuse de limes, entrée à l'hôpital le 11 septembre 1884.
Mariée depuis deux ans et demi, veuve depuis le mois de janvier: en 1880, accouchement à sept mois, d'un enfant qui vit. En mars 1882, nouvel accouchement heureux. En juin 1882, reçut de son mari, ivre, un coup de pied dans la région sus-pubienne, et depuisce moment, douleurs dans le has-ventre avec dysménorrhée ; règles douloureuses ; elle restait parfois trois mois sans en avoir.
En décembre 1883, fausse couche à trois mois, precedee pendant huit jours, de métrorrhagie avec fortes douleurs qui continuèrent après la fausse couche; les pertes ne disparurent définitivement qu'au bout de six semaines; resta alitée quinze jours, — puis, les règles redevinrent régulières, mais les douleurs persistèrent avec une grande intensité jusqu’en mars, au point de l'empêcher souvent de marcher. - En mars et avril 1884, elle n’éprouvait plus rien. Les douleurs reparurent en mai. surtout dans le côte droit; en même temps, douleurs dans les reins, les fesse>, la cuisse droite s’irradiant au pli de l'aine et jusqu au pied.
Depuis le mois d’aoùt, la malade ne peut ni marcher, ni travailler, à cause des douleurs de la jambe droite.
La malade a un tempérament névropathique ; elle accuse des sensations d’étouffement, de contrictionà la goigo,dos