‹ De la suggestion et de ses applications à la thérapeutiqueChapitre 236 sur 265 · GASTRITE. VOMISSEMENTS. AMÉLIORATION · texte numérisé non relu

GASTRITE. VOMISSEMENTS. AMÉLIORATION

fois hoquet. Les vomissements sont toujours alimentaires. Douleurs fréquentes au creux épigastrique, sensation de tiraillement et de faim après les vomissements. Crampes le matin jusqu'à ce qu’il ait mangé. — Tendance à la constipation depuis trois mois ; ne va à la selle que tous les quatre jours; a parfois des coliques sèches. Urines rares. — Accuse quelquefois des battements de cœur, de la céphalalgie intense. Actuellement le nerf facial gauche est sensible à la pression. Insomnie provoquée par la douleur. Le clapotement stomacal se perçoit jusqu'à deux travers de doigts audessous de l’ombilic; la région n’est pas sensible. A la poitrine, respiration légèrement soufflée au sommet droit, le malade tousse et crache un peu depuis six semaines. Diagnostic : Gastrite chronique. Dilatation de l’estomac. Tuberculose au début. Traitement. Régime : Craie lavée et magnésie calcinée, une demi-cuillerée à café avant chaque repas. Acide chlorhydrique, huit gouttes après le repas.

Ce traitement, en y ajoutant le lavage d'estomac, reste inefficace. Le malade, mou et lymphatique, continue à vomir tout ce qu'il prend.

Le 28 au matin, hypnotisation et suggestion énergique. 11 n’arrive qu’au premier degré : engourdissement sans catalepsie. Avant d'être endormi, il avait vomi son bouillon.

Le 29, on note : le malade n'a plus vomi depuis la suggestion, il n’était pas resté aussi longtemps sans vomir depuis le 6 décembre.

Il a mieux dormi cette nuit. — Suggestion.

30. — N'a presque pas vomi hier. — Régime lacté. Dort mieux la nuit. — Suggestion.

Les jours suivants, il ne vomit presque plus. Le 6 février il mange de la viande saignante, sans vomir. 11 dort assez bien, mais a encore quelques cauchemars. Le7, il a quelques vomissements aqueux. Le 10, il se plaint encore de mauvaises digestions mais ne vomit plus. Le sommeil provoqué ne dépasse pas le premier degré. — Demande sa sortie.

Observation XLV. — Troubles gastriques. — Sensation de brûlure sternale . — Insomnie . — Guérison en quatre séances.

Veuve C..., âgée de quarante-sept ans, journalière, entrée le 13 mars 1886, au service, mère de treize enfants, dont cinq vivants; sa dernière couche remonte à douze ans : de-

OBSERVATION

puis cette époque elle est restée veuve avec six enfants ; son mari est mort tuberculeux.

Elle est malade depuis sept jours. Le soir, en se couchant, elle a eu un étourdissement, comme des étincelles de feu devant les yeux, avec nausées, sueurs froides, tendance lipothimique; elle s'alita et grelotta toute la nuit; la sensation de froid persista le lendemain avec une grande faiblesse dans les jambes. La toux qu elle avait depuis quelque temps devint plus forte. Depuis trois ou quatre nuits elle ressent de temps en temps des élancements dans les tempes.

La digestion est pénible depuis douze ans ; l'appétit, habituellement bon, n est diminué que depuis trois semaines : pesanteur épigastrique, renvois aigres, régurgitations glaireuses; selle tous les deux ou trois jours. Réglée normalement.

16. Etat actuel : constitution affaiblie: tempérament lymphatique. Pouls régulier. Apvrexie. A l'examen de la poitrine, on trouve l’inspiration rude au sommet droit, l’expiration légèrement soufflée au sommet gauche. Dilatation de l'estomac : clapotement jusqu’à l’ombilic. Depuis quatre ou cinq jours se plaint d une sensation de brûlure, qu elle indique le long du sternum ; elle a eu un point à la partie antérieure de 1 aisselle droite, qui n a duré que dix minutes. Pendant la nuit, elle a eu a trois ou quatre reprises pendant une demi-heure chaque fois des douleurs dans les tempes. Elle a toujours des renvois, a vomi une fois hier soir ; dans toute 1 après-midi de hier, elle a eu des crampes d estomac. N’a pas dormi un instant depuis son entrée à l’hôpital (13 mars).

Le 1 6 au soir, je tais une tentative de suggestion ; je n'obtiens que V engourdissement simple; je suggère la disparition des troubles existants, et je la quitte en lui disant de continuer à dormir.

Le 17, elle dit avoir dormi de six heures et demie à sept heures et demie du soir et s’être rendormie pendant une heure. La tête serait plus libre, les autres troubles persistent.

Nouvelle suggestion , la malade entre en somnambulisme (sans souvenir au réveil). A son réveil, la sensation de brûlure sternale a beaucoup diminué. Je la rendors et lui suggère de dormir une heure.

!.8: Elle a dormi deux heures cette nuit. Même état

qu hier ; la brûlure sternale existe encore; elle a vomi une lois; de plus, douleurs interscapulairesqu'elle compare à une

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