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DOULEURS ABDOMINALES ENLEVÉES PAR SUGGESTION

Observation LI. — Douleurs hypogastrique et sus-inguinale gauche liées à une ancienne pelvi-péritonite. Elles disparaissent en quelques séances.

B... (Yvonne), vingt et un ans, lingère, entrée au service le 24 janvier 1885. ïi y a un an, elle accoucha ; l'extraction du placenta dut être pratiquée ; une partie serait restée. Huit jours après, elle eut de la lièvre qui dura quinze jours avec douleurs dans le côté gauche du ventre. Elle nourrit l'enfant pendant huit jours, puis eut un abcès au sein.

Au bout d'un mois, elle reprit son service de domestique ; les règles revinrent normales jusqu'en avril. En mai, sans cause, pertes repétées pendant deux à trois mois, sans douleurs; elle entra à l'hôpital, fut traitée par les injections d’ergotine ; les pertes s’arrêtèrent, elle sortit bien portante en juin.

En juillet, elle fut reprise de douleurs dans le flanc gauche, vers la partie inférieure de l’aisselle gauche et dans le dos. Ces douleurs disparurent après un vésicatoire et par hypnotisation.

Elle sortit vers la fin de juillet, guérie ; ses règles redevinrent normales et peu abondantes, la dernière fois le Ier janvier. t .

Depuis neuf jours, nouvelles douleurs au-dessus de 1 aine et dans l’hypogastre ; la malade est couchée depuis huit jours ; les douleurs reviennent surtout le soir et le matin pendant une heure. — Insomnie depuis huit jours.

Le 27 janvier, on constate : tempérament lymphatique, constitution délicate. Pouls régulier, 96. Apyrexie. — Ventre sonore, souple. Douleur à la pression protonde dans une étendue de deux travers de doigt au-dessus de 1 arcade crurale gauche et à l'hypogastre, parfois spontanée. — La malade mange peu depuis huit jours, mais n’accuse ni dégoût pour les aliments, ni autre trouble digestit : selles normales depuis qu’elle est à 1 hôpital ; auparavant, depuis deux mois, constipation (selle tous les trois jouis) avec coliques. — En urinant, douleur hypogastrique. — Au toucher, col volumineux entr ouvert, un peu sensible à gauche. Antétlexion de l’utérus assez accentuée. — Culs-de-sac libres. — Leucorrhée abondante non fétide, depuis trois mois. — Douleurs dans les reins coexistant avec les douleurs abdominales. — Pas de boule ni autre manifestation hystérique. Respiration normale. Diagnostic : antéflexion de l’utérus -, ancienne pelvi-péritonite.

La nuit précédente du 26 au 27, la malade a un 'peu dormi, à la suite ae suggestion hypnotique.

Le 27 au matin, hypnotisation : la malade entre en sommeil profond: on suggère la disparition de la douleur addominale. Au réveil la douleur avait complètement disparu à la pression. — Elle est revenue une heure après.

Le 28, douleur à la pression de l’hypogastre et au-dessus de l'aine gauche. Elle accuse de plus une douleur à l’oreille droite et la pression a l'émergence du nerf facial détermine une très vive sensibilité. — Hyjmotisation : le matin à dix heures, sommeil profond avec automatisme, anesthésie suggestive et amnesie au réveil. Je suggère la disparition des douleurs. Au réveil, les douleurs ont disparu, la pression de l’hypogastre et du facial ne les provoque plus.

29. — La douleur abdominale est revenue vers trois heures dans la journée, celle du facial n'est pas revenue. La malade a un peu dormi cette nuit. Ce matin à huit heures, douleur plus forte pendant un quart d heure. Actuellement à dix heures, elle n’existe qu'à la pression. — Suggestion : disparition de la douleur.

30. — La douleur n’a pas reparu hier dans la journée. Ce matin, légère douleurpendant dix minutes. — Continuation de la suggestion .

31. — Elle n'a plus eu de douleur hier : ce matin, seulement, de cinq à huit heures, elle est revenue, intense. — Continuation de la suggestion , sans autre traitement.

3 février. — La malade n’a plus de douleurs : la leucorrhée persiste seule encore. Elle dort bien la nuit.

Observation L1I. — Douleur névralgique intercostale datant de quinze jours, disparue par suggestion.

Eugénie G..., dix-sept ans, est sortie de l'hôpital le 2î juin, après un séjour de cinq semaines pour un érythème noueux des jambes. Elle vient à la consultation, le 14 septembre 1883, pour une douleur névralgique in tereostale existant au septième espace gauche, quelquefois aussi, mais rarement à droite, et datant de quinze jours, se manifestant surtout quand elle tousse, l’empêchant de dormir. La pression de 1 espace intercostal est douloureuse. Elle est hypnotisée séance tenante et arrive au second degré. A son réveil, elle ne ressent plus de douleur ni spontanée ni à la pression. La malade n'est pas revenue.

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