PRÉCEPTES MÉDICAUX
devra s’astreindre, pour sauvegarder sa conscience et son honneur professionnel.
t Ne jamais endormir aucun sujet sans son consentement formel ou le consentement de ceux avant autorité sur lui.
2 Ne provoquer le sommeil qu'en présence d'un tiers autorisé, parent, mari, père, etc., qui garantisse à la fois 1 hypnotiseur et l’hypnotisé. On préviendra ainsi toute supposition fâcheuse, toute accusation ultérieure, tout soupçon de tentative qui n’aurait pas pour but le soulagement du sujet.» (Beaunis).
3° Ne pas donner au sujet hypnotisé, sans son consentement, d autres suggestions que celles nécessaires à sa guérison. Le médecin n’a de droits que ceux qui lui sont conférés par le malade; il doit se borner à la suggestion thérapeutique, toute autre expérience lui est interdite, sans le consentement formel du malade, fûtelle dans 1 intérêt de la science. Encore le médecin ne doit-il pas profiter de son autorité sur le malade pour provoquer ce consentement, lorsqu’il pense que l'expérience qu il veut faire peut avoir le moindre inconvénient.
G est la suggestion appliquée à la thérapeutique que, comme médecin et professeur de clinique, j avais le devoir crétudier d'une façon spéciale.
J ai le droit d affirmer, m'appuyant sur de nombreux laits, que la thérapeutique suggestive existe, sans vouloir dire que cette thérapeutique soit toujours applicable, ni toujours efficace. Mais elle l est souvent. Ce n est pas dans un but oiseux, ce n'est même pas dans c seul luit de satisfaire une vaine curiosité scientifique que j ai abordé, il y a près de cinq ans, cette étude, à travers bien des obstacles, et que je l’ai poursuivie rigoureusement malgré bien des sourires !
TABLE DES MATIÈRES
Avant-pbopos