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De la suppression des délits de vagabondage et de mendicité

Dans la réalité, par malheur, les deux évolutions confondent souvent. Il est trop vrai :

a La pauvreté et la mendicité sont sœurs. » C c'est bien là le sens*; si la veulerie, la fainéant mènent à la mendicité, celle-ci a trop souvent p< cause la misère, occasionnée par le manque de trav

J'ai cité cet ennemi du peuple, le poète Aristopha uniquement pour la position de la question; je ne p lerai pas autrement ici des temps anciens, m'étant su samment expliqué, à cet égard, dans une précède étude, au cours de laquelle j'ai montré que chez Athéniens et les Romains, la pauvreté avait été soula comme elle ne Ta jamais été depuis'.

J'arrive de suite à la législation postérieure à l'inl duction du Christianisme; dès le début, vous voye; mendiant surveillé, traqué comme il ne l'avait pas encore. « La novelie de Justinien, dit M. Granier, en quelque sorte la source de la législation sur la i tière*. » En effet, la novelie en question* traite l'institution d'une nouvelle classe de magistrats, qt sitores^ sorte d'inspecteurs de police chargés de s veiller les nouveaux venus dans la capitale, quels qi soient, hommes ou femmes, clercs ou moines ou n nesses, « et percontari qui sint aut inde venerunt e çua occasione », comme qui dirait, — de leur deman

i. Aristophane, Plutus, v. 549.

2. Cf. Granier, Essai de bibliographie charitable y p. 29. Pi Guillaumin, 1891. J'aurai à citer plus d'une fois cet indispens volume.

3. Du droit à V assistance, ou V assistance doit-elle être obligatc in Comptes rendus du Congrès international d'assistance (1889),

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