‹ De la suppression du cristallin transparent dans le traitement de la myopie stationnaire élevée et de la myopie progressiveChapitre 5 sur 36 · DIVISIONS · texte numérisé non relu

DIVISIONS

Après un historique dans lequel nous avons cherché à démontrer que si l'idée de cette opération remonte au xvin® siècle, l'exécution semble n'être pas antérieure à 1898, nous cherchons dans un deuxième chapitre à l’aide de quelques données d'optique la jusüfication théorique de l'opération. Dans un œil myope devenu aphaque, la réfraction est diminuée : l'image rétinienne, d'autre part, est augmentée, tandis que les verres concaves forts la rapeuissent.

Le chapitre 11 est l'exposé des divers procédés opératoires qui peuvent se ramener à 2, la discission suivie de l'extraction, et l'extraction simple: nous rappelons là que si certains auteurs emploient exclusivement la discission, d'autres ne veulent pas abandonner l'extraction simple : qu'enfin il ÿ a ceux que nous nommoôns «les éclectiques » et qui, suivant des indications fournies par l’âge, ont recours à un procédé ou à l’autre. La question de l'utilité de l'iridectomie y est étudiée: de même celle de l’unilatérahté ou de la bilatéralilé de l'opération.

Le chapitre 1v est consacré aux indications et aux

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contre-indications. Nous nous sommes attaché à démontrer que la première indication doit être tirée de la condition sociale de l'individu: que l'âge n'a pas une importance capitale : que si pour une myopie stationnaire, la limite inférieure, à partir de laquelle on doit opérer, reste encore assez élevée, cette limite s’abaisse au contraire dans la myopie progressive, et loin de faire, comme beaucoup d'auteurs. une contre-indication des lésions choroïdiennes, nous en irons des indications dans la plupart des cas.

Plus l’acuité visuelle aura été bonne avant l'intervention, meilleurs seront les résultats: mais puisqu'on a vu souvent une acuité très faible être sensiblement améliorée, au point de permettre à l'opéré de travailler, on ne doit pas se laisser arrêter par le mauvais état de l'acuité seul.

Enfin l'indication à l'opération dépendra de l'état de l’autre œil. |

Nous avons scindé en deux le chapitre v, afin de montrer l’état de la réfraction et de l'acuité d'abord dans les jours qui suivent l'opération, ensuite un an au moins après. Pour répondre aux objections de ceux qui ne voudraient pas considérer ces résultats comme définitifs. nous avons recherché dans les statistiques indiquées plus haut les résultats fournis par l'opération après 2 et 3 ans, quelquefois 5 et 6 ans. Nous avons enfin remarqué plusieurs fois une légère diminution de volume de Y'œ1l aphaque.

Les complications à craindre à la suite de l'opération sont au nombre de 3, l'infection, le glaucome et le décollement rétimien au sujet duquel nous faisons d'après Frôblich une comparaison entre les décollements spontanés et les décollements post-opératoires.

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Dans les conclusions enfin nous essayons de démontrer que cette opération judicieusement pratiquée rend de très grands services; mais qu’il ne faut pas la considérer comme une opération bénigne. Elle est au contraire d'une exécution délicate, c’est pourquoi nous insistons sur les indica-

tons et le manuel opératoire.

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