CONCLUSIONS
1° La suture de la vessie, après la prostatectomie sus-pubienne nous parait constituer un réel progrès. dans la technique des soins consécutifs à cette intervention.
2° Cette suture peut se faire aussi bien après la prostatectomie en un temps qu'après la prostatectomie en deux temps. —
3° On peut pratiquer soit la suture primitive à proprement parler, c’est-à-dire fermer la vessie à la fin de l'intervention elle-même ; soit la suture primitive retardée(Viannay) c’est-à-dire fermer la vessie dans un temps
Er SES
opératoire spécial deux ou trois jours après la prostatectomie; soit la suture sccondaire (Pauchet), c’està-dire fermer la vessie à la fin de la deuxième semaine.
% Les avantages de la suture primitive immédiate ou primitive retardée sont les suivants :
a) Améliorer et abréger la période de cicatrisation de la vessie après la prostatectomie.
(b Rendre beaucoup moins pénible pour les opérés et pour le personnel soignant, la période post-opératoire en mettant les malades au sec.
c) Supprimer les complications les plus redoutables de cette période post-opératoire : l'infection secondaire de la vessie laissée ouverte et l’hémorragie secondaire.
5° Les conditions requises pour pratiquer cette suture précoce sont : l’absence d’infection de la vessie au moment où l’on pratique la prostatectomie et la preuve faite du bon fonctionnement des reins.
6° Sur une série de douze observations de suture, soit primitive immédiate, soit primitive retardée, nous n'avons pas un seul décès à enregistrer et dans ces cas, la qualités des suites opératoires a été incomparablement meilleure que chez les prostatectomisés
qu’on laisse cicatriser par seconde intention.
Le Président de la Thèse,
TIXIER. ER Vu : 3
Le Doyen, Jean LÉPINE.
Vu et permis d'imprimer :
Lyon, le 24 Juin 1921.
Le Recteur, Président du Conseil de l’Université, JOUBIN. £