‹ De La Suture De La Vessie Apres La Prostatectomie Sus-PubienneChapitre 3 sur 13 · A MES MAITRES · texte numérisé non relu

A MES MAITRES

dans les Hôpitaux de Lyon

MM. ze Docreur LECLERC Le Proresseur TEISSIER LE Proresseur WEILL Le Proresseur NOVÉ-JOSSERAND Le Docreur DELORE

LE PrRoresseur COMMANDEUR

A MES MAÏÎTRES

dans les Hôpitaux de Saint-Etienne

MMS Der LA YA Le Docreur GONNET Le. Docreur VIANNAY LE FR DUJOL Le Docreur DESCOS

IFFRODUCTION ET, HISFORIQUE

L'idée de fermer la vessie après la prostatectomie est d'application récente.

En effet, jusqu’à ces toutes dernières années, on a toujours laissé la vessie se cicatriser par seconde intention soit après la prostatectomie périnéale, soit soit après la prostatectomie.sus-pubienne.

Cette façon de faire qui a paru longtemps s’imposer comme une nécessité ne choquait pas les esprits parce que à cette époque on n’avait pas autant habitude des réunions par première intention à la suite des opéra- . tions chirurgicales.

Elle a des inconvénients multiples. Les opérés bai-

gnent dans l’urine qui souille nécessairement les pan-

MTS

sements et le contact de l’urine avec les tissus est la source de complications qui ne sont pas sans gravité : rougeur, folliculise, production de petites pustules qui s’ulcèrent et parfois même infection de la vessie pouvant amener des accidents graves. Cette plaie vésicale livrée à elle-même met d’ailleurs très longtemps à se cicatriser et souvent elle se fistulise.

: À l’usage des chirurgiens ont pensé qu’il y avait des progrès à réaliser sur ce point.

Israël (1), l’un des premiers, s’est occupé d’obtenir la réunion par première intention de l’incision vésicale sus-pubienne. Sans faire d’hémostase il suturait primitivement la vessie en la drainant par une sonde à demeure et obtenait d'excellents résultats.

Un peu plus tard, Pierre Duval (2) a visé à une perfection plus grande en cherchant à obtenir la réunion par première intention de la loge prostatique par la suture uretro-vesicale et la réunion par première intention également de l’incision vésicale.

Cette méthode, peut être à tort, ne s’est pas généralisée à cause de ses difficultés de technique opératoire et à cause des aléas qu’elle comporte.

Récemment, Martel, de Saint-Etienne et Maurel ont repris l’idée de la suture primitive après prostatectomie sus-pubienne.

Quelques mois plus tard, Viannay (4), de Saint-

(1) et (2). — Rapport de M. F. Legueu à la Société de Chirurgie. Séancés du 4 Juillet et du 14 novembre 1906

(3).— Loire Médicale, 15 Septembre 1920, Prostatectomie à ciel ouvert transvésical avec hémostase de la cavité prostatique et suture primitive de la vessie et de la paroi. Trois cas, trois guérison par première intention. Docteur Maurel

(4.— Loire Médicale, 15 Octobre 1920. De la suture primitive retardée après la prostatectomie sus-pubienne en un temps. Docteur Ch. Viannay.

Etienne appliquant à la technique de la prostatectomie sus-pubienne la méthode de la suture primitive retardèe des plaies de guerre préconisée par Pierre Duval, a proposé de suturer la plaie vésicale et la plaie hypogastriqne dans un temps opératoire spécial aussi rapproché que possible de la prostatectomie : deux ou trois jours suivant le cas. | Antérieurement, Pauchet (1), avait appliqué à la technique de la prostatectomie sus-pubienne la pratique de la suture secondaire des plaies de guerre.

Nons étudierons dans une série de chapitres :

1° La suture primitive immédiate après la prostatectomie sus-pubienne.

2° La suture primitive retardée.

3 La suture secondaire.

(1).— Prostatectomie, fermetvre systématique de la plaie sus-pubienne par Victor Pauchet. La Presse Médicale, jeudi 27 Décembre 1917

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