PROCEDES DE SUTURE DIRECTE APRES OÙ SANS AVIVEMENT
PROCÉDÉ DE SIMON HEGAR. — Cet auteur pratiquait un avivement symétrique par rapport à la ligne médiane, en forme de papillon, de grandeur variable selon l’étendue de la déchirure.
Il conseillait de suturer le rectum à l’aide de deux
ou trois points perforants au fil d'argent, le nœud étant placé dans la lumière du rectum, |
Lorsque la déchirure du rectum était très étendue, il n’hésitait pas. à suturer la cloison recto-vaginale en un seul plan, les nœuds étant tournés du côté du vagin. Il complétait la suture du vagin et du périnée à l’aide de fils métalliques profonds prenant en masse peau, aponévrose et muscle, en sorte que, lorsque l'intervention était terminée, on trouvait des sutures de chaque côté des surfaces cruentées : en avant, vers le vagin; en bas, vers le périnée; en arrière, vers le rectum. De plus, Hegar recommandait de pratiquer la section du sphincter pour éviter les tiraillements dus à la contraction du muscle. Par la suite, il devait abandonner cette pratique en raison des mauvais résultats fonctionnels que provoque la section de cet organe.
HiLDEBRANDT utilisait un procédé assez peu différent de Hegar. ;
L’avivement était en forme de trèfle à grand axe vertical, symétrique par rapport à la ligne médiane. Les fils de suture rectale étaient perforants et noués à l’intérieur du rectum, comme dans le procédé de Hegar.
L'originalité du procédé Hildebrandt réside dans la suture du périnée, dont la technique vise surtout à éviter la possibilité de laisser des espaces morts facilitant l'apparition de l'infection. Hildebrandt employait pour ses sutures des fils de soie.
Fe 2 __ Heppxer faisait un avivement semblable à celui de Hildebrandt.
Par contre, sa suture du rectum était très différente. Elle formait, une fois le fil bien serré, un 8 de
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chiffre maintenant très fortement unis rectum et vagin.
Heppner ne craignaïit pas de placer des points perforants sur le rectum. Il utilisait, pour ses sutures, des fils de lin ou de soie.
Ce procédé est théoriquement facile à exécuter. En pratique, lorsque le septum recto-vaginal est mince, il devient très délicat de pratiquer ces sortes de suture et la méthode ne fut guère utilisée par la suite.
LAUENSTEIN est le premier à avoir rejeté les sutures perforantes. C’est lui qui préconisa le premier les sutures sous-muqueuses pour le rectum, espérant ainsi éviter l’infection.
Après avivement, s’il s'agissait de déchirure ancienne ou sans avivement, s’il s'agissait de déchirure récente, cet auteur passait à l’aide d’aiguilles de couturière à courbure très marquée des fils ainsi placés: enfoncçant son aiguille dans le tissu périnéal, il faisait ressortir la pointe à ras de la muqueuse rectale en ayant bien soin de ne pas perforer cette dernière. Replongeant alors son aiguille dans la sous-rffuqueuse du côté opposé, il la ressortait alors en plein tissu périnéal. Le fil étant noué, on avait ainsi un point perdu profond n’ayant aucun contact avec le rectum.
Marx suturait le rectum à l’aide d’un surjet au catgut à points perforants. Par-dessus ce premier sujet, il faisait un deuxième surjet ramenant les tissus périrectaux sur le premier. Un troisième surjet unissait l’un à l’autre les deux releveurs. Enfin, quelques
points profonds achevaient d’assurer la solidité du périnée. |
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Le Fort décrivait un procédé complexe assez voisin du procédé Demarquay. Il insistait sur la nécessité de suturer le rectum à l’aide de points perforants noués dans la lumière du rectum. Il faisait ses sutures à l’aide de fils de soie. $
Il achevait sa périntorraphie en suturant en masse les plans périnéaux.
C’est EMmer qui a décrit le procédé demeuré le plus classique; procédé excellent si la déchirure est peu étendue, et très simple à réaliser. Il s'applique aux cas immédiats sans qu’il y ait besoin d’aviver les bords de la plaie. Dans les cas anciens, un léger avivement en forme de papillon était indispensable à pratiquer.
En cas de rupture peu étendue, Emmet ne suturait pas le rectum, il se contentait de passer des fils métalliques perforant la peau du périnée et cheminant sous toute la surface cruentée pour venir sortir du côté opposé, sans pénétrer dans le rectum, et perforer sa muqueuse. Le premier fil était le plus important, car c'était luï qui était destiné à assurer la suture du sphincter; aussi y avait-il avantage à le placer le plus près possible de l’anus.
Tous les fils étaient des fils métalliques passés à l’aide de la grande aiguille courbe d’Emmet.
En cas de déchirure étendue de la cloison, il pratiquait la suture de cette dernière, à l’aide de points non perforants placés par voie vaginale.
Le
Bumm préconise pour la suture du rectum l’emploi