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Le frein inférieur, clef puissante de l’articulation, doit être sectionné dans sa portion antérieure et supérieure, portion qui correspond à l’arcuatum. Tant que l’arcuatum ne sera pas coupé les pubis ne pourront s’écarter. La portion inférieure et postérieure de ce frein ne doit pas être touchée par le bistouri; elle limite dans une certaine mesure le diastasis. Elle est formée par la lame pré et sus-urétrale, et le ligament de Henle.
La notion d’un frein supérieur créé artificiellement par l'intervention est particulière au procédé de Zarate. Ce frein dont nous avons déjà étudié la composition doit être en partie respectée. Il limite le diastasis à condition que l’élément fondamental de sa texture, l’entrecroisement des piliers internes du canal inguinal, soit indemne. (Von der Horst, 107).
Cathala (15) apprécie ainsi le procédé de Zarate : « Cette technique a donc comme avantage de conserver la presque totalité des ligaments de la symphyse; les ligaments qui ne sont pas sectionnés s’allongent sans se déchirer. Mais elle ne permet qu’un écartement limité qui ne dépasse pas 3 cm.; car la tension du manchon fibreux et du ligament de Henle s’il reste intact ne permet pas
d'obtenir plus. »
$ 2. Technique de Zarate.
Parfaitement mise au point à la suite de nombreuses publications de Zarate, la technique a été de nouveau contrôlée dans les thèses de von der Horst (107) et de Falsia (33).
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Nous allons indiquer avec détails comment se déroule l'intervention. Au chapitre des indications nous verrons à quel moment du travail se pratique l'opération.
Nous décrirons le cas simple d’une symphysiotomie sous-cutanée sur une parturiente ayant une présentation du sommet dans un bassin légèrement rétréci, les contractions utérines étant de bonne qualité. L'intervention doit être faite de préférence au voisinage de la dilatation
complète.
Position de l'opérée et préparatifs.
La parturiente est placée sur une table, l'opération pouvant se faire en cas de nécessité en travers du lit.
Position gynécologique. — Deux aides tiennent les membres inférieurs, les jambes fléchies sur les cuisses et les cuisses fléchies sur l'abdomen. « Les deux membres ainsi placés doivent être portés en abduction forcée à l'extrême, mais fermement maintenus, pour cela, le genou de la femme doit être fortement appuyée sur le corps de l’aide qui le fixe et l’immobilise » (Zarate, 116, 119.)
La région pubienne est rasée et iodée.
La vessie est soigneusement vidée par cathétérisme.
Recherche du repère. — Les mains étant gantées (nous préférons avoir les mains nues), on reconnaît l’interligne articulaire et le bord supérieur de la symphyse que l’on marque de façon apparente.
Anesthésie générale ou rachidienne.
Instrument. — Uniquement un bistouri d'usage cou-