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produisait plus qu’à l'effort. Depuis cette femme a été perdue de vue.
2. Les troubles de la marche. Ils existent toujours après la symphysiotomie. Nous décrirons des troubles transitoires qui ne sont pas à vrai dire une complication, et l’impotence fonctionnelle plus ou moins mar-
quée qui peut plus rarement succéder à l'opération.
Dans tous les cas, les premiers pas de l’opérée sont pénibles : marche hésitante et boitillante, membres inférieurs éloignés l’un de l’autre, douleurs au niveau des articulations du bassin. Ces signes rétrocèdent bientôt et la marche devient normale au bout d’un certain temps.
Pour les auteurs américains, tous ces phénomènes disparaissent complètement en quelques jours sauf dans quelques cas ou, pour Palacios Costa, interviendrait un élément psychique.
Nous ne sommes pas du même avis. Si par exception quelques femmes récupèrent très rapidement une marche aisée, le plus souvent il persiste pendant un à deux mois des phénomènes qui gênent la locomotion.
Le plus grand nombre des opérées nous ont dit avoir présenté après leur sortie de la Maternité une légère boiterie et de la douleur de la symphyse à la montée des escaliers. Ces signes étaient plus accusés à la fin de la journée et quand elles étaient fatiguées. Tout rétrocédait au bout de quelques semaines.
Dans d’autres cas, il existe une véritable complication et la réparation de la symphyse est beaucoup plus
longue à se faire. La marche très pénible ou même impos-
N'Ssoues
sible détermine des douleurs au niveau de la symphyse pubienne et des articulations sacro-iliaques.
La palpation de la symphyse est douloureuse et fait constater un large diastasis, la manœuvre de Budin fait percevoir un chevauchement important des pubis.
Dans une seule observation nous avons eu des troubles persistants de la marche après symphysiotomie (obs. 7). Le lever se fait au 20€ jour, la femme ne peut marcher que soutenue par deux aides. Les jambes restent écartées et l’on perçoit de petits craquements dans les articulations du bassin. En quelques jours, l’impotence s’améliore, la marche devient possible sans aide mais nécessite une canne. Ayant consulté dans un service de chirurgie, la malade subit au 37€ jour après l’accouchement une symphysiorrhaphie qui l’a considérablement améliorée et lui a permis de reprendre un travail pénible.
Nous ferons remarquer à ce sujet que l'opération restauratrice a été trop précoce. Restée sous surveillance obstétricale et simplement immobilisée au lit, on pouvait espérer qu’au bout d’un certain temps l’intervention serait devenue inutile et que les troubles fonctionnels se seraient amendés.
Les lésions de l'articulation de la symphyse (en dehors des dangers de l'infection locale) ont tendance à se réparer spontanément. Ces faits étaient bien connus (Rudaux, 90). On a encore signalé récemment de graves disjonctions de la symphyse accompagnées de lésions périnéales et vésicales, dont le pronostic est beaucoup plus sévère. Ces complications survenues à la suite de
forceps laborieux ou d'extraction de-gros sièges ont guéri