TENUE
L'on ne recourt plus à la version qui détermine chez l'enfant des enfoncements craniens ou des complications méningo-encéphaliques quand le bassin est rétréci. L'emploi de ces méthodes dont le but était de franchir par la force un obstacle osseux donnait autrefois une mortalité fœtale effroyable et-une morbidité maternelle
notable. Il faut donc se féliciter de leur abandon.
Les césariennes
Restent les pelvitomies et les césariennes.
La césarienne corporéale classique n’est plus en cause. Ne permettant pas l’épreuve du travail, elle ne conserve plus que des indications particulières.
La césarienne basse supra-symphysaire faite transpéritonéale et sur le segment inférieur autorise une intervention au cours du travail, les membranes rompues.
« Dans les cas suspects où l’infection intra-ovulaire est possible parce que les membranes sont rompues depuis plus ou moins longtemps, alors même qu’il n'existe aucun signe clinique d'infection, la sagesse est de rejeter systématiquement la césarienne haute au profit de la césarienne basse, qui est alors infiniment moins dangereuse. Il en est particulièrement ainsi chaque fois qu’on tente en vain l’épreuve du travail en cas de viciation légère du bassin. » (A. Couvelaire et L. Portes, 20).
La césarienne basse supra-symphysaire donnant plus de sécurité que la corporéale s’est rapidement diffusée,
elle est maintenant très employée.