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(Cathala) la symphysiotomie ne peut être remplacée que par la pubiotomie.
La symphysiolomie sous-culanée. C'est la meilleure opération dans les rétrécissements minimes, quand on pense que l’accouchement se fera spontanément.
— Dans le cas d'extrême urgence, la simplification du matériel, la brièveté des préparatifs et la rapidité d’exécution, la feront préférer et en particulier dans un milieu non chirurgical.
.— Dans une dystocie de la tête dernière imprévue c’est la seule opération permettant d’avoir un enfant vivant.
Nous ajouterons encore à l’avantage de la symphysiotomie sous-cutanée :
— Qu'elle ne lèse pas les sacro-iliaques tandis que la pubiotomie dont l’écart est difficile à régler diminue fréquemment la solidité du bassin;
— Elle ne prédispose pas comme la pubiotomie aux hernies puisqu’elle ne lèse pas les orifices inguinaux externes comme cette dernière;
— La pubiotomie peut laisser à sa suite un cal exubérant qui aggrave d'autant la dystocie osseuse déjà existante;
— Enfin, quand la dilatation n’est pas complète, on préfèrera nettement la symphysiotomie; la pubiotomie pourrait ici être dangereuse du fait de l’hémorragie du foyer opératoire qui se poursuit pendant l'expulsion et le dégagement.
Pour situer plus exactement la place qu’occupe la
symphysiotomie sous-cutanée dans le traitement de la
Ve
dystocie osseuse, nous reproduisons les lignes suivantes de Cathala.
Conduite à suivre pendant la grossesse : « Un rétrécissement prononcé du bassin est une indication absolue de la césarienne. Si au contraire le rétrécissement du bassin est modéré et donne l'espoir que l'accouchement se fera sans risque pour la mère et pour l’enfant, on laisse la femme entrer en travail et, au cas où malgré les prévisions, 1l survient de la dystocie, on pratique soit une césarienne si la parturiente est en excellent état, soit plutôt une pelvitomie s’il y a des craintes d'infection ovulaire » (Cathala, 15).
Conduite à tenir quand on est appelé auprès d’une femme en travail suspecte d'infection : « Il est préférable de ne pas pratiquer une césarienne conservatrice, même basse, qui présente toujours de grands risques. Si l'infection paraît peu sérieuse la pelvitomie offre moins de danger, mais si l'infection paraît grave ou si le bassin et très rétréci il vaut mieux avoir recours soit à la césarienne suivie d’hystérectomie, soit à l'opération de Portes » (Cathala, 15).
Pour terminer nous ajouterons que les accoucheurs qui n’utilisent pas les pelvitomies perdent un certain nombre d’enfants dans des circonstances très particulières, nous avons pu suivre de pareils cas.
Il s’agit de ces épreuves du travail au cours desquelles
se manifestent des signes marqués de souffrance fœtale
= AÙ
Si la pelvitomie est systématiquement repoussée, un cruel dilemme se pose. Ou bien laisser aller et sacrifier l'enfant ; ou bien courir les risques, encore plus grands s’il existeune infection latente, d’une intervention par voie haute pour extraire un enfant déjà très compromis. Habituellement la première solution est adoptée. La symphysiotomie dans des situations semblables a le plus souvent permis, l'intervention n'étant pas trop tardive, d’obténir sinon des enfants vivants, en tous les cas de n’exposer la mère qu'à des risques minimes.
C’est dans ces observations que l’on a pu constater après la symphysiotomie une amélioration marquée ou même une suppression complète des signes de souffrance fœtale.