Dilatation
Cr Degré de la dilatation au moment de l'intervention. On est intervenu en général au voisinage de la dilatation complète. D'une facon constante celle-ci s’est complétée rapidement après l’écartement des pubis avec la descente de la tête, et cela, même dans un cas où il existait un œdème dur et annulaire du col utérin (obs. 9).
— La dilatation était 9 fois comme une grande paume de main : obs. 4, 15, 17, 19, 23, 27, 33, 42, 44.
— Petite paume dans 10 cas : obs..6, 9, 11, 13, 18, Ps De LES A Le PE SO existait en outre un œdème mou du col dans les obs. 18, 30, 31 et un œdème dur déjà signalé dans l’obs. 9.
— Cinq francs : obs 36 (avec œdème mou du col) et 45.
— Cinquante centimes chez une femme en travail depuis deux jours et demi (obs. 32).
— Influence de l'intervention à dilatation incomplète sur la durée de l'accouchement.
Elle est assez difficile à préciser, d’autres éléments entrant en jeu : rapidité de descente de la tête, état des parties molles, parité, et surtout valeur de la contraction utérine.
For
Nous avons cependant noté que dans l’ensemble l’état de la dilatation avait une certaine influence sur la durée du temps qui s'écoule de la symphysiotomie à l'expulsion.
— Intervention à dilatation complète : l’expulsion s’est faite en quelques minutes (obs. 14, 38, 40) et au plus en 45 minutes (obs. 34) et 50 minutes {obs. 29). Le plus souvent, en moyenne, 20 minutes après la symphysiotomie.
— À grande paume : l'accouchement s’est terminé en moyenne 45 minutes après l'intervention.
— À petite paume : les temps ont été superposables. Signalons enfin deux cas particuliers où l’enfant est venu au monde : en 3 h. 15 (obs. 22), la dilatation étant de cinquante centimes et s'étant complétée en 3 heures. — en 10 heures (obs. 36), la dilatation étant de 5 frs.
et la tête ne progressant que très lentement.
l'accouchement.
La valeur de la contractilité utérine a commandé le mode de terminaison de l'accouchement. L'énergie et l’ampleur des contractions de l’utérus sont parmi les éléments les plus importants pour la bonne marche d’un accouchement normal. Si cette considération n’entre pas en ligne de compte dans la décision à prendre d’une intervention par voie haute, elle est au contraire capitale pour la symphysiotomie. L’inertie utérine est
ici une contre-indication et l’on n'intervient que lors-
Oo
qu’on espère un accouchement spontané après l’agrandissement du bassin. Les manœuvres par voie basse après l'opération et particulièrement les forceps étant très dangereux.
Bien quen’étant jamais intervenu dans les cas d'inertie “utérine on a dû parfois prescrire de l'hypophyse ou bien
terminer artificiellement l'accouchement par forceps.
— Accouchement spontané après symphysiotomie.
L'accouchement a eu lieu spontanément 39 fois sur 45.
25 fois par les forces naturelles;
14 fois après injection d’hypophyse.
— Forceps après symphysiotomie.
Il y a eu quatre extractions par forceps (obs. 1, 9, 10, A1) après échec de l’hypophyse dans 3 cas; nous ne savons pas si elle fut employée dans l’obs. I.
Ces forceps se sont heureusement terminés sans amener de dégâts. Les applications ont été faites sur des têtes engagées et la rotation le plus bas possible. Dans tous ces cas l’épisiotomie large a été un des éléments du succès.
Autres exlractions par voie basse, 3 cas.
— Extraction d’un siège incliné (obs. 8);
— Version par manœuvres internes pour procidence du cordon (obs. 24);
— Tête dernière ayant nécessité ps d'urgence (obs. 16);
L’hypophyse n’a pas été employée systématiquement
comme le font certains accoucheurs étrangers. On n’y a