‹ De La Syphilis De L'EsophageChapitre 22 sur 33 · LD EE · texte numérisé non relu

LD EE

De même Starck (obs. 49), parle d’un exanthème syphilitique accompagnant la sténose.

Nous ne pouvons envisager comme indubitables que les cas qui furent contrôlés à l’autopsie, ou ceux qui, ayant un Wassermann positif, purent être guéris par le traitement antisyphilitique.

Parmi les autopsies (11 cas) qui confirmèrent l’exactitude du diagnostic, quelques-unes sont vraiment démonstratives (obs. 10, 11, 25, 40, 44). Malheureusement aucune de celles-ci ne contient une étude microscopique des altérations constatées dans l’œsophage. Un seul auteur (v. Tannenhaïn, obs. 30), donne un court aperçu histologique des lésions et note ce qu'il à constaté. Depuis que la réaction de Wassermann est devenue d’un usage courant, nous avons un élément de certitude de plus. Les cas de malades, dont le Wassermann était nettement positif et chez lesquels le traitement fit disparaître tous les symptômes, ne peuvent pas être mis en doute quant à l’origine syphilitique de la dysphagie (obs. 53 et 54).

Une observation doit être mise à part (Krassnig, obs.51), car elle allie le Wassermann positif constaté peu avant le décès et l’autopsie, où l’on trouva des altérations syphilitiques de l’œsophage et de la trachée. |

L'examen œsophagoscopique et son utilisation systématique permirent enfin de préciser de nombreux cas douteux. En effet, quelques auteurs (obs. 34, 37, 39, 41, 48, 49, 54, 55, ete.), se servirent de l’æphagoscope pour affirmer leur diagnostic et pour situer l'emplacement des lésions (15 cas). Dans presque tous ces cas le succès du traitement anti-spécifique vint confirmer le diagnostic fait à l’œphagoscopie.

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Si nous envisageons maintenant les trois périodes de la syphilis, une seule peut être prise en considération dans la pathologie de l'œsophage, c’est la syphilis tertiaire. En effet,

presque toutes les observations publiées se rapportent à cette phase de la maladie.

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L'accident primitif peut être considéré comme inexistant dans cette région. Cependant Wesley Bailey (obs. 31) cite le cas d’un homme chez lequel il aurait vu une ulcération rougeâtre dans l’œsophage dont les caractères étaient assez nets pour qu'il ordonnât un traitement spécifique. L’ulcération guérit, mais elle fut suivie dans les délais normaux d’une roséole typique. C’est la seule observation que nous ayons trouvée pouvant être rapportée au stade primaire.

La syphilis secondaire de l’œsophage existe sans aucun doute, mais comme dans cette période les phénomènes sont peu marqués, il est probable qu'elle passe en général inaperçue. Kolb, dans son observation (obs. 18), prétend que sa malade est morte en période secondaire, maïs son affirmation n’est appuyée par aucune précision.

Au stade tertiaire, les lésions peuvent se présenter de deux façons: soit à l’état de gommes, soit à l’état d’inflammations chroniques plus diffuses. Ce n’est qu'à l’autopsie, ou à l'examen æsophagoscopique que les auteurs ont constaté des gommes. Celles-ci sont presque toujours ulcérées ou associées à des épaississements de la muqueuse (0bs. 10, 34, 35, 39, 40). Toutes les autres observations se rapportent à des phénomènes d’inflammation plus diffuse et de sclérose, ce qui ne doit pas nous étonner, puisque c’est par l’induration de la muqueuse et sa rétraction cicatricielle que la dysphagie apparaît.

La syphilis héréditaire peut-elle se localiser sur le tube digestif ? Nous avons trouvé deux observations (obs. 24 et 35) qui parlent d’une lésion œsophagienne de ce genre mais elles ne présentent aucun élément de certitude.

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