‹ De La Syphilis De L'EsophageChapitre 21 sur 33 · FAT · texte numérisé non relu

FAT

A ANR

A. ETIOLOGIE

De lensemble des cinquante-sept observations publiées jusqu’à aujourd’hui, il ressort que nombreux sont les cas où l’étiologie des lésions n’a pu être attribuée de façon certaine à la syphilis. Les premiers auteurs qui mentionnèrent la syphilis de l’æsophage ne firent que supposer l’origine luétique des phénomènes qu'ils remarquaient. Dans quelques cas très douteux le diagnostic de syphilis fut même posé, malgré l’échec du traitement spécifique (obs. 5, 8, 13). Dans d’autres (14 cas), l’étiologie apparaît plus certaine, car le traitement (mercure, iodure ou salvarsan), amena la disparition complète de la dysphagie (obs. 1, 3, 15, 17, 28, 34, 50).

A mesure que la question se précise, l'exactitude du diagnostic devient moins sujette à caution. Un grand nombre d'auteurs se sont appuyés sur le fait que le malade avouait avoir contracté la syphilis d’une façon certaine à une époque plus ou moins rapprochée des premiers symptômes dedysphagie. Dans tous ces cas, l’institution d’un traitement spécifique amena la guérison complète (obs. 2, 17, 35, 38, 41, 42).

D’autres observateurs se sont basés sur des lésions concomittantes pour assurer leur diagnostic. Ainsi Wesley Bailey (obs. 31), constata chez son malade l’apparition d’une roséole typique peu après le début du traitement. Dans le cas de Wile (obs. 48), il existait simultanément une sténose œsophagienne, une kératite interstitielle et de la périostite de l’humérus.

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