OBSERVATION IV
Tirée de M. A. Smee, EZondon medical Gazette, 1844, et reproduite par la Gazette médicale de Paris, 1845.
Une respectable femme mariée vint se faire traiter pour un petit ulcère qui existait à l’angle des paupières. Smee reconnut de suite le caractère spécifique et apprit: que le mari et la femme avaient été atteints de la syphilis depuis deux ou trois ans. Il la soumit au traitement par le tartre stibié, et l’ulcération guérit ‘bientôt. À cette époque, il y avait sur la peau de nombreuses taches cuivrées. : ; |
Peu de temps après, en examinant la conjonctive, M. Smee trouva sur cette membrane, au dessous de la cornée, une tache un peu moins graude qu’une pièce d’un penny. Elle paraissait être constituée par la conjonctive elle-même tuméfiée dans ce point. En effet sa surface semblait évidemment être élevée à cet endroit, -et sa coloration y était changée, de telle sorte qu’elle offrait une teinte cuivrée analogue, quoique beaucoup moins foncée, à celle des taches de la peau. Cette partie de la conjonctive n’était pas absolument opaque, mais demi-transparente ; elle donnait l’idée que la membrane avait là augmenté de volume, et avait été teinte d’une couleur de cuivre. Elle ne présentait aucune vascularité anormale ; à peine eût-on pu affirmer qu'il existât là un seul vaisseau de plus. La teinte cuivrée ne tenait donc pas à l’état de la circulation, mais à la maculation syphilitiqué même, phénomène inconnu jusqu'ici.
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