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élévations selon le type Roger, quoique à peine accusé ici, peut néanmoins être retrouvé dans ce lracé, en faisant la part d’une élévation isolée à 39°2, interrompant momentanément la période d’abaissement. C'est en comparant cette courbe thermique avec les tracés appartenant à des cas présentant la seule granulose méningée, que nous sommes amenés à COnsidérer la fièvre persistant jusque dans la deuxième période, comme l'expression du processus tuberculeux généralisé.
Tracé XI (personnel). — Enfant de 6 ans, observé au service de M. Simon. Méningite tuberculeuse basilaire. Tuberculose miliaire généralisée très intense de tous les organes. Les 5 premiers jours après l'entrée, fièvre continue en plateau à 39 ou 38°8. Puis période de grandes oscillations rémittentes entre 38 et 398. Ascension agonique à 408.
Ce tracé est très intéressant, vu qu'en l'absence de tout symptôme méningitique jusqu’au quatrième jour après l'entrée, le diagnostic avait d’abord été dirigé du côté d’une fièvre typhoïde, avec laquelle paraissaient correspondre en effet la fièvre continue en plateau et les symptômes généraux. Mais bientôt des symptômes méningitiques manifestesapparurent : grincement des dents, cris hydrencéphaliques, décubitus en chien de fusil, strabisme divergent.
Quant à la température élevée que nous constatons à la deuxième période de la maladie, — la première période n'étant plus guère visible dans le
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tracé, — nous l’attribuerons à bon droit à la très forte tuberculisation aiguë des poumons et des autres Organes. La marche de la fièvre — température continue alternant avec des oscillations rémittentes, montre d’ailleurs distinctement le caractère typique de la fièvre tuberculeuse, caractère persistant d’une facon remarquable pendant toute la deuxième période ; celle-ci s'étend jusqu'au quatrième jour avant la mort, ainsi que le démontre la marche du pouls restant relativement peu fréquent par rapport à la température.
Nous pourrionsmultipner les exemples de tracés de méningite accompagnée de tuberculosegénéralisée, que nous trouvons si fréquemment consignée dans les observations, tant personnelles qu'étrangères. Nous y verrions qu'en règle générale une éruption miliaire accentuée, simp:ement pulmonaire ou généralisée, fait le plus souvent nettement sentir son influence sur le tracé. Nous reproduirons encore par exemple (n° XIT) un joli tracé de ce genre que nous trouvons dans la thèse Bosselut (1) page 97, appartenant à un enfant de 20 mois, tracé dans lequel toute la deuxième période monire une fièvre tuberculeuse à type remittent, oscillant entre 38° et 39°. Cette influence de la tuberculisation généralisée sur la courbe thermique méningée ressort d’ailleurs suffi-
(1) La méningile tuberc. chez les enfants de moins de deux ans. Thèse de Paris, 1888.
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samment des tracés que nous avons reproduits dans ce travail. Archambault avait déjà avancé le fait, confirmé en particulier par Turin et Reinhold. Cependant, il est des cas où malgré unetuberculisation miliaire prononcée, voire Confluente des poumons, la deuxième période de la méningite tuberculeuse présente une allure absolument apyrétique. Le trace n° XIII, que nous empruntons à Reinhold, (loc. cit., p. 463), appartenant à un cas de forte érup: tion miliaire dans les poumons, en est un bel exemple. La même remarque s'applique à notre tracé VII.
Quant à l'influence exercée sur la température par une broncho-pneumonie concomitante, nous constatons en effet que le développement simultané de cette phlegmasie produitune augmentation de température, soit à la première, soit à la deuxième période de l’évolution méningée, augmentation proportionnelle en général à l'étendue du processus broncho-pneumonique. Nous en trouvons plusieurs exemples parmi les tracés donnés par Tarin; dans un cas de ce genre, la fièvre atteint 40°5 à la première période, ce qui ne s’observe jamais dans la méningite tuberculeuse non compliquée. Dans un autre cas du même auteur, la température, après un premier abaissement au début de la deuxième période, s'élève rapidement pendant le reste de cette période, jusqu'à 39, avec allure tantôt intermittente, tantôt continue. À l’autopsie, on trouva des foyers broncho-pneumoniques.
Un exemple plus saillant encote, se trouve chez
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Dreyfous (loc. cit., obs. XXXT). A la deuxième période de la méningite, — période bien caractérisée par la diminution dunombredespulsations malgré l’augmentation de la température, en fièvre dissociée marquée, — on y voit la température s'élever considérablement, et passer du type tuberculeux mixte (fièvre modérée continue et rémittente, à 39° et entre 38 et 39°) à un type continu pur, variant de 39°4 à 40° pendant cinq jours. A l’autopsie de ce cas, concernant une fillette de quatre ans, on constata, en dehors de la méringite principalement basilaire, une double bronchopneumonie.
Pour rèsumer maintenant d’une façon générale les faits se dégageant des tracés que nous avons analysés, nous dirons que dans la première période, dans les cas où nous pouvons suivre celle-ci, la température se montre en effet fébrile, ainsi que l’affirment les principaux auteurs ; du moins en est-il ainsi chez l'enfant. Que dans la deuxième période, au contraire, la température tend le plus souvent à s’abaisser, sauf l'intervention antagoniste d’une complication extraméningée. Que dans la troisième période, la température s'élève plus souvent qu’elle ne s’abaisse, passant soit brusquement, soit graduellement à l'élévation agonique ; dans les autres cas, à moins qu’elle ne reste relativement stationnaire, elle s’abaisse plus ou moins considérablement jusqu’au moment de l’agonie.
Ce que nous constatons aussi après tous les
auteurs, c'est le faible degré d’élévation moyenne de à
la courbe thermique. Dans la méningite granuleuse isolée, nous voyons la température atteindre au maximum 395 (tracé 1). Quand ce chiffre est dépassé, c'est qu’il y à une complication quelconque qu'il faut mettre en cause.
La température dans la méningite tuberculeuse de l’adulte
Dans tout notre exposé jusqu'à présent, nous avions en vue la méningite, telle qu’elle se présente chez l'enfant oui l’adolescent. Quant à la méningite chez l'adulte, on admet généralement, surtout depuis le beau travail de Chantemesse (1), que son évolution ÿ compris celle de la température, est des plus irrégulières. M. Chantemesse va jusqu’à dire que pour la méningite tuberculeuse de l'adulte, il faudrait, pour être complet, instituer presque autant de formes qu'il y à de malades. M. Jaccoud (2) dit de son côté : « Jamais la méningite de l'adulte ne reproduit le « tableau clinique de la méningite de l'enfant. C'est « donc une erreur que celle dans laquelle sont tombés « Dance, Lediberder, Valleix, lorsqu'ils ont avancé que
(1) Etude sur la méningite luberculeuse de l'adulte. Th. de Paris, 1884. (2) Clinique médicale de la Pitié, 1883-84.
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