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17 mai, — L'animal est mort dans la nuit.
Autopsie. — Rien à signaler.
Il s’est produit dans cette expérience un léger abaissement d’abord, puis une élévation au moment où les contractions étaient très violentes. Consécutivement 1l s'est fait une hypothermie progressive qui a, suivant toute probabilité, persisté jusqu'à la mort.
ea ExPÉRiENcE XXIV. — Lapin.
17 Mai 1900. — Lapin gris roux, 1620 grammes, T. R. avant
l'expérience, 39 degrés.
5 h. 30. Injection de 3/4 milligramme de sulfate de strychnine dissous dans 3/5 quart de centimètre cube d’eau.
A 5h, 45, Convulsions généralisées. T. R. 38°9.
A 5 h. 55, Quelques secousses peu marquées. LR 23807
A6 h. 15. L'animal se remet à marcher avec un peu de parésie des membres postérieurs. T. R, 38°r.
A 7 heures, 38 degrés.
18 mai, — L'animal a survécu à l'expérience, sa température a atteint ce matin 39°4, ce soir 38°8.
19 mai. — T. R. 3995.
23 mai, — L'animal se porte bien.
Dans cette expérience, il y a eu survie de l’animal.
CRE La dose injectée était cependant plus forte que dans l'expérience XXIIT. Il est vrai que le lapin était d’un poids supérieur. Quoi qu'il en soit, la marche de la température a été la même : ascension de la courbe d’abord, puis rapidement {au bout de trois quarts d'heure), descente jusqu'à 38 degrés.
Expérience XXV. — Lapin.
16 mai 1900. — Lapin de 1400 grammes, T. R, avant l'expé-
rience, 39°2.
A 6 h. 10. Injection de 1 milligramme de sulfate de strychnine.
A 6h. 17. Convulsions généralisées, puis opisthotonos d'une durée d’une minute. La température rectale prise pendant cette phase marque 39°6.
A 6 h. 20, mort de l'animal. T. R. 39°.
En ce cas, la dose injectée a été trop forte, l’animal a succombé sans réaliser la chute terminale de la température. Il a fait seulement une légère ascension thermique. Cette expérience est intéressante néanmoins.
Au total, ces trois expériences nous montrent que la strychnine, poison hyperthermisant pour le chien, produit au contraire de l’hyperthermie d’abord, puis une hypothermie plus ou moins accentuée, mais constante chez le lapin. Comme nous le disions plus haut (chap. I), le choix de l'animal est donc de première importance dans l’état des modifications thermiques. Nos expériences, d'autre part, prouvent que le lapin se comporte vis-à-vis de la strychnine, poison non figuré, comme vis-à-vis du bacille où de la toxine tétanique, poisons figurés, les uns et les autres ayant d'ailleurs, semble-{-
il, une action spécifique sur le système nerveux, puis-
que chez le lapin, malgré les contractions musculaires, l’'hypothermie est néanmoins la conséquence de leur introduction dans l'organisme. L'opinion de Mosso semble donc être conforme à la réalité des faits.