‹ De la temperature dans les maladies :Chapitre 44 sur 57 · SUR L'ORGANISME · texte numérisé non relu

SUR L'ORGANISME

1 . On ne peut se refuser à admettre qu'une élévation considérable de la température du corps exerce une action plus ou moins grande sur l'organisme et sur ses différentes parties, sur leurs fonctions, sur les sécrétions et sur la nutrition intime des tissus. Il est reconnu, depuis longtemps, que l'état fébrile exerce, suivant son intensité, une certaine influence sur les phénomènes subjectifs, sur la fréquence du pouls et de la respiration, et détermine des modifications de l'urine et de la sueur; on sait aussi que la fièvre produit l'amaigrissement.

Les physiologistes modernes ont démontré, par voie expérimentale, que les modifications thermiques ont une action marquée sur l'irritabilité des nerfs et des muscles.

Consultez : Eckhard (Zeitschriftfilr rat. Médian, 1850, X, 165).

Calliburcès (Comptes rendus, XLV, 1095 et XLVII, 658).

J. Rosenthal (Allg. med. Centraheituncj, 1859, 761).

Harless (Lietschr. fur ration. Medicin, 1860, c. vin, 122).

Schelske (Des modifications de l'irritabilité produites par la chaleur. — Ueber des Verànderungen der Erregbarkeit durch die Wàrme, 1860).

Afanasieff (Reichert's Archiv, 1865, 691 )l.

1 On peut aussi consulter les travaux suivants relatifs au même sujet : J. Chmoslevitch, De l'influence de la chaleur sur le travail mécanique des muscles de la grenouille [Revue médicale, 1867; p. 491). Andual [Revue médicale, 18C9, p. 710).

Ce qui se rattache encore de plus près aux expériences cliniques, c'est le travail d'E. Cyon intitulé De l'influence des modifications thermiques sur le nombre, la durée et la force des battements du cœur (Berichte ùber die Verhancllungen der k. sàchs. Gesellsch. d. Wissenschaften, XVIIÏ, 1866, 258), dans lequel il a étudié, au moyen d'un ingénieux appareil, les effets du sérum sanguin, à différentes températures, circulant dans des tubes de verre et traversant un cœur de grenouille extrait du corps de l'animal . Les résultats sont particulièrement intéressants quand la température commence peu à peu à monter; on observe, en pareil cas, d'abord un accroissement lent du nombre des contractions cardiaques ; avec l'augmentation ultérieure de la température , on remarque une rapide diminution de la fréquence des battements, accompagnée d'irrégularités dans les contractions jusqu'à ce que celles-ci s'éteignent complètement. Il faut noter, en outre, que l'étendue des contractions s'agrandit également au début, mais qu'elle diminue déjà tandis que le nombre des battements s'accroît encore longtemps. Cyon a constaté que le cœur ne pouvait seconder la circulation du sang qu'à un certain degré de température. En revanche, les expériences communiquées par Cyon se rapportant aux modifications thermiques subites sont inapplicables aux conditions pathologiques, parce que, dans ces dernières, il ne se présente jamais des écarts thermiques aussi brusques.

Mais en répétant ces expériences, on a déjà pu remarquer que tous les cœurs ne présentaient pas la même irritabilité, tandis que

J. Moutier, Mémoire sur la théorie mécanique de la chaleur [Annales de chimie, tome XIV, 4e série; p. 247).

Hirn, Mémoires sur la thermodynamique (Ibid., tome X, 4e série; p. 52; — tome XI, p. 5).

Berthelot, Nouvelles recherches de thermochimie (Ibid., tome XVIII, p. 5-196).

A. et P. Dupré, Sur la théorie mécanique de la chaleur (5 mémoires. Ibid., orne II, 4e série; p. 185; — tome III, p. 76; —tome IV, p. 426; — tome VI, p. 274; — tome VIII, p. 256-406; — tome XI, p. 194 ; — tome XlV, p. 64).

Tscheschichix, Zur Lehre von der thierisc/ie Wârrne (Reichert's Archiv, 1866, p. 151.)

J. Schiffer, ZJeber die Warmbildung erstarrender Muskeln (Ibid., 1868; p. 442).

E. Cyon, Der Einfluss der Temperatur Verânderungen auf Zahl der Herzschlâge (Arbeiten aus d. phys. Anstalt zu Leipzig. 1866. — Leipzig, 1867; p. 77-127).

Cavagnès, Versuch ùber die Tastempfindlichkeit (Ann. univers., p. 268; août 1867. — Schmidt's JaJirbûcher, 1868. Bd. 137, p. 157).

les effets précédemment indiqués» ,e manifestaient sur les uns à un bas degré de température, sur les autres, au contraire, ils n'étaient perçus qu'à une température très-élevée. Ces différences individuelles ne doivent-elles pas entrer tncore bien plus en ligne de compte dans les cas pathologiques? En général, les conditions sont, on le conçoit, essentiellement plus complexes que dans une. expérience où l'on s'efforce précisément de reproduire le phénomène dans toute sa simplicité.

Ainsi il faut soigneusement apprécier, dans les conditions morbides, les différents effets produits, suivant que les degrés thermiques sont plus ou moins éloignés les uns des autres, suivant que la modification est lente ou rapide et que la température normale est de longue ou de courte durée. Il importe aussi desavoir si l'écart thermique est déterminé diins tel ou tel cas par un trouble dans la production ou dans la dépense de chaleur, ou bien si ces deux conditions n'entrent pas simultanément en jeu, et quelle est la part qui revient à chacune d'elles. L'idiosyncrasie des sujets, qui certes est toute autre que les prédispositions particulières des cœurs de grenouilles, contribue à son tour à modifier les phénomènes; il faudrait, il est vrai, que l'on pût calculer et éliminer le concours complexe des modifications pathologiques des organes et des sécrétions ; mais il reste à déterminer dans beaucoup de formes pathologiques en particulier, l'action de la cause morbifique ellemême, et, dans toutes les maladies en général, les effets de facteurs multiples échaA pant à toute analyse ainsi que les différentes influences qui peu ;ii„ intervenir dans le cours de la maladie elle-même. Il faudrait pouvoir apprécier ces divers éléments pour déterminer avec précision l'influence des modifications de la température sur l'organisme et sur les parties qui le constituent.

Un tel problème est impossible à résoudre, et si l'on réfléchit encore à la difficulté qu'on éprouve à distinguer dans un cas donné l'effet produit et la cause agissante, il faut presque désespérer d'arriver même à une appréciation approximative de l'influence qu'exerce une température anormale sur l'organisme et sur ses parties.

2. Malgré tout, la tentative faite par Liebermeicter (Deutsches Archiv fur klinische Medicin, I, 298) pour rechercher au moins

les effets de l'élévation thermique fébrile, ne nous ensemble pas moins digne d'attention. On ne peut que l'approuver d'avoir essentiellement simplifié sa tâche en limitant ses recherches à l'influence qu'exercent les températures hyperpyrétiques. Il semble admettre l'existence d'une limite thermique variable selon les individus, au delà de laquelle l'influence nocive se fait sentir chez les différents malades. Il croit spécialement pouvoir ranger au nombre des effets produits par une température hyperpyrétique, la malignité qui se montre dans le c«*urs de certaines maladies, un grand nombre de troubles fonctionnels des centres nerveux, l'apparition d'hémorrhagies multiples dans les fièvres graves, ainsi que le développement d'une foule de processus locaux. Pour confirmer ses vues, il a mis à profit un grand nombre d'observations personnelles et de recherches bibliographiques.

Les hypothèses de Liebermeister ont été, si je ne me trompe, généralement très-bien accueillies. Le traitement des maladies fébriles par l'eau fro:de qui, dans ces derniers temps, a pris une si grande et si légitime extension, était basé, en grande partie, sur la supposition du danger qu'impliquent de hauts degrés de température ; d'un autre côté, les résultats heureux de cette méthode thérapeutique semblent avoir fourni une éclatante confirmation à la théorie du caractère consomptif de la fièvre.

5. Mais quelque disposé que l'on soit à admettre les effets produits par les écarts thermiques sur l'organisme et sur ses diverses parties, on ne dcit cependant pas oublier que dans une foule de cas cette influence paraît souvent très-effacée. On est donc ainsi conduit à reconnaître qu'il doit v avoir dans l'organisme des appareils qui peuvent annihiler parfois et souvent compenser jusqu'à un certain point l'influence d'une température anomale aussi bien que celle de beaucoup d'autres troubles pathologiques. Sous ce rapport comme à bien d'autres titres, il n'est pas de forme morbide plus intéressante que la fièvre récurrente. Dans cette pyrexie en effet, non-seulement le malade supporte impunément des températures excessives et prolongées qui seraient assurément mortelles dans tout autre cas, non-seulement, dis-je, les fluctuations thermiques les plus considérables et les plus brusques s'accomplissent presque sans laisser de traces, mais même l'individu

présente parfois des phénomènes généraux graves et des troubles nerveux intenses dans la période intercalaire d'apyrexie, pendant laquelle l'élévation thermique est insignifiante et de courte durée, tandis qu'au contraire il est essentiellement moins affecté dans les accès violents dans lesquels on constate des élévations brusques de 4° ou 6°, et des chutes soudaines de 5° ou 7°.

4. Les organes et les divers points du corps qui peuvent être troublés dans leurs fonctions et dans leur nutrition par des écarts thermiques sont sans nul doute très-nombreux, ou plutôt il n'existe probablement aucune partie du corps qui jouisse à cet égard d'une immunité complète et absolue.

Nous allons rechercher maintenant dans quelles parties du corps les effets de la température se manifestent le plus souvent et de la façon la plus nette, et nous aurons soin d'indiquer les conditions dans lesquelles se produisent ces phénomènes.

1° Système nerveux. — Il faut cependant tenir compte de cette circonstance que le système nerveux est soumis à l'influence de processus multiples et de causes diverses, et que son impressionnabilité est extrêmement variable suivant les individus ; par conséquent, c'est dans les troubles fonctionnels du cerveau et des nerfs qu'on peut le moins prouver d'une façon concluante l'influence particulière de la température. Il est certain que dans toutes les élévations qui sont encore compatibles avec la vie, les fonctions cérébrales peuvent se conserver dans leur parfaite intégrité, au moins tant qu'an ne leur demande pas de surcroît de travail . Dans les températures hyperpyrétiques, telles qu'elles se produisent peu avant et pendant l'agonie, on observe il est vrai presque toujours, un certain trouble psychique, une certaine obnubilation intellectuelle; cependant, dans les cas où les lésions sont nombreuses et anciennes, on ne saurait chercher dans la température seule, la cause du trouble cérébral. La fièvre intense peut bien déterminer de l'agitation, de la céphalalgie, de l'insomnie, des cauchemars et parfois même du délire, mais il est rare que ces phénomènes soient sous la dépendance exclusive des conditions thermiques.

2° Contractions du cœuh. — 11 est vrai qu'elles aussi sont soumises à beaucoup d'autres influences indépendamment des mala*

dies locales ; le contraste de leur fréquence et de leur intensité avec le degré de la température est si commun, qu'il se produit presque dans tous les cas, au moins à un moment quelconque de la marche morbide. Néanmoins, on ne peut méconnaître qu'il existe certains rapports entre l'état du pouls et celui de la température. Il est notamment certain que dans les températures extrêmement fébriles, des contractions calmes et pleines ne se produisent plus, et qu'au contraire elles deviennent le plus souvent accélérées, et en même temps insuffisantes et surtout irrégulières. Mais ce fait ne suffît pas pour démontrer que les troubles dans les contractions du cœur soient déterminées par les modifications thermiques; on observe, au contraire, très souvent que les modifications du pouls précèdent d'un peu celles delà température, et peuvent donc servir jusqu'à un certain point à les annoncer.

5° L'état de replétion des vaisseaux capillaires exerce une grande influence sur la température par l'émission de chaleur qui en résulte, de sorte que leurs relations réciproques sont très-complexes.

4° Fréquence de la respiration. — Il en est de celle-ci comme des contractions du cœur; il faut ajouter cependant que, dans tous les cas un peu graves, il se développe de bonne heure des lésions pulmonaires qui influent à leur tour sur la fréquence de la respiration.

5° Langue. — Il est vrai que l'état de plus grande sécheresse de cet organe s'observe assez souvent avec des températures normales même sans qu'il y ait affection locale de la bouche.

6° Fonctions digestives. — Bien que l'influence directe de la température sur la digestion ne soit jamais bien nette, la fréquence du catarrhe gastrique dans toutes les maladies est un fait habituel .

7° La contractilité musculaire est presque toujours légèrement émoussée, mais ce trouble passager peut reconnaître bien d'autres causes.

8° Les sécrétions, notamment la sécrétion urinaire, subissent en général des modifications, mais les rapports de ces troubles sécrétoires avec les écarts thermiques, sont encore bien loin d'être précisés.

9° Etat du sang. — On constate en particulier une diminution

notable du chiffre des globules; mais cette anémie globulaire peut aussi se développer à la suite des phlegmasies exsudatives, de linanition, etc.

10° Tendance aux extravasions et aux transsudations, à la formation de dépôts. — Mais tous ces effets peuvent être le résultat de divers facteurs.

11° Lésions parenchymateuses étendues (stéatose aiguë). — Ces lésions peuvent aussi se produire sans écart thermique considérable (empoisonnement par le phosphore) .

12° Arrêt ou tr ourles de la nutrition générale. — L'amaigrissement et la consomption ne doivent pas toujours être considérées comme la conséquence de l'état fébrile ou du collapsus, et la part que prennent les autres processus morbides à l'amoindrissement de la nutrition ne se calcule pas plus que celle qui revient à l'influence des modifications thermiques.

5. En examinant sans parti pris de grandes séries d'observations isolées, on est conduit à formuler les conclusions suivantes :

1° Dans les écarts thermiques modérés, soit au-dessus soit audessous du taux physiologique, on ne constate dans l'organisme aucun phénomène qui puisse être envisagé comme la conséquence nécessaire de la température anormale et qui ne puisse se produire assez souvent aussi sans écart thermique. Ce qui cependant paraît dans certains cas être le plus facilement influencé par les modifications de la température, ce sont : les phénomènes subjectifs, la turgescence générale du système capillaire et l'aspect qui en résulte, les fonctions digestives, l'activité cérébrale, la contraction musculaire, la quantité et la composition de l'urine, peut être aussi des autres produits de sécrétion. Ces effets sont d'ordinaire d'autant plus accusés, que l'organisme est obligé en même tenais de réagir plus énergiquement.

2° Dans les élévations brusques et plus ou moins étendues de ia température à des degrés considérables, il se produit souvent des troubles nerveux intenses et quelques autrco troubles fonctionnels ; mais, dans des cas assez fréquents, tous ces phénomènes échappent à l'attention aussi bien du malade que de ceux qui le soignent; on ne peut alors précisément les reconnaître qu'à l'aide de la mensuration. Chose singulière, c'est que même dans les cas où l'éléva-

tion thermique brusque s'accompagne de symptômes nombreux et intenses, on rencontre très-rarement le délire, tandis que la céphalalgie, l'obtusion intellectuelle, le vertige et même le sopor sont assez habituels.

5° Une élévation thermique alternant avec des rémissions quotidiennes peut se maintenir pendant assez longtemps, même quand elle est très-considérable sans être accompagnée momentanément de phénomènes imputables à l'anomalie thermique elle-même. Les troubles fonctionnels concomitants n'offrent du moins assez souvent aucun parallélisme avec la hauteur des exacerbations, et, en pareil cas, l'action immédiate éventuelle de l'élévation de la température pourrait bien être de beaucoup surpassée par l'influence de la cause morbifique et des lésions multiples produites dans les organes par la maladie elle-même. Cela n'exclut pas cependant le fait que la température rémittente fébrile ne puisse avoir aussi sa part dans l'anémie globulaire consécutive, dans les troubles sécrétoires et nutritifs. Ces effets paraissent cependant être déterminés plutôt par la durée que par l'intensité de la marche fébrile rémittente.

4° Dans les grandes élévations thermiques sous-continues et continues, il existe soit d'autres conditions tellement graves qu'il est difficile de rattacher les troubles fonctionnels isolés à l'augmentation de la température, ou bien ce sont en général des cas obscurs qui ne doivent raisonnablement servir de base à aucune conclusion générale, ni d'arguments en faveur d'aucune théorie. En tous cas, il n'existe pas un seul phénomène morbide qui offre la moindre trace de parallélisme même approximatif avec les degrés thermiques, et dont on puisse dire avec raison qu'à une certaine limite de température il doive infailliblement se produire. Mais cela n'empêche pas que l'anomalie thermique ne puisse avoir des résultats divers ou indirects, et des conséquences ultérieures plus ou moins éloignées.

5° Ce n'est qu'A l'approche de la mort que les symptômes morbides sont en rapport direct avec l'élévation de la température, en tant que celle-ci soit évidemment incompatible avec la continuation de la vie. Quoique la raison de ce fait nous échappe complètement, il est peu probable cependant que l'explication donnée par Weckart soit la vraie (Archiv der Heilkunde, IV, 195), selon cet auteur, à

un certain degré thermique, la fibrine commencerait à se séparer de la masse sanguine. Cependant, sous ce rapport aussi, la fièvre récurrente nous a appris que la limite extrême de la température compatible avec la vie doit être portée plus loin qu'on ne semblait auparavant autorisé à l'admettre.

6° Quand la température descend des hauts degrés à l'état normal et au-dessous, il se présente souvent de grandes anomalies fonctionnelles dans des cas où aucune influence défavorable n'agit sur le malade, et où celui-ci peut être dans la meilleure voie de guérison. Dans le typhus exanthématique, le délire persiste souvent plusieurs jours après la disparition de la fièvre ; dans la fièvre typhoïde également, les troubles cérébraux les plus intenses correspondent parfois à l'époque où la température tend manifestement à décroître. Dans les pneumonies, les graves désordres fonctionnels du cerveau, et notamment le délire, se présentent beaucoup plus souvent après que le maximum thermique a été franchi, ou même quand la température est déjà redevenue normale, que pendant le .paroxysme de la fièvre. 11 en est de même dans une foule d'autres affections morbides. Mais tout aussi fréquemment les abaissements thermiques les plus subits peuvent se produire sans que les fonctions du cerveau, pas plus que celles de tout autre organe, n'en soient nullement affectées.

7° On ne saurait, à la vérité, méconnaître l'influence des températures sous-normales sur la turgescence de la surface du corps, et par conséquent sur l'habitus extérieur du malade. Mais quand les abaissements thermiques sont un peu considérables, les conditions sont toujours tellement obscures et complexes qu'il paraît impossible d'attribuer les phénomènes produits à la seule diminution de la température.

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